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Compte rendu de la réunion du mercredi 23 juin pour la refondation de l’occitanisme à Villeneuve sur Lot (Lot-et-Garonne.
   
Cette réunion est la suite d’une première réunion convoquée à Marmande en janvier dernier par David Grosclaude dont j’ai fait un compte rendu. Elle fait partie d’une suite de réunions convoquées par les cinq conseillers régionaux du Partit Occitan, David Grosclaude (Aquitaine), Guilhem Latrubesse (Midi-Pyrénées), Gustau Alirol (Auvergne), Anne-Marie Hautant et Hervé Guerrera (PACA) pour la refondation du mouvement occitaniste. La première a eu lieu à Rodez le 8 juin, la deuxième à Pau le 10 juin (compte rendu ci-joint), la troisième à Béziers le 17 juin (compte rendu ci-joint de Patrick Nouguier) la quatrième à Villeneuve sur Lot le 23 juin et la cinquième le même jour à Saint Flour (Cantal).
Les présents

   David Grosclaude, Guilhèm Latrubesse, Rémy Roussille (professeur d’occitan), Joan-Luc Granet (P.N.O), Pèire Boissière (Partit Occitan, président de l’IEO 47), Yves Boissière (Partit Occitan), Andriu Bianchi (IEO 47), Joan-Pèire Alari (président du P.N.O), David Escarpit (P.N.O et IEO 33), Jeanine Cazes-Grande (P.N.O), Gèli Grande (P.N.O), Laurent Lemaître-Martin, Pontalier (Partit Occitan), Marie-Jo Maruejouls (Partit Occitan), Michel Bovard, Joan-Pau Capdecomme (radio planèta Occitània), Claude Cuvier, Martine Borie et Jean-Jacques Bezelgues.
Soit 19 personnes dont 8 non encartées. Six du P.Oc, cinq du P.N.O
Avertissement
   
Ce compte rendu est personnel et subjectif. Je n’étais pas là pour représenter officiellement le P.N.O. Les échanges se sont déroulés surtout en occitan mais je choisis  d’en faire état en français.
   
Il est procédé à un tour de table qui donne l’occasion à chacun de se présenter aux autres. Dans son exposé introductif, David Grosclaude fait la genèse de cette initiative et assure qu’il ne s’agit pas d’une OPA du Partit Occitan sur le mouvement occitan. Il manifeste une volonté de discuter avec les occitanistes de toutes tendances, culturels et/ou politiques sans mettre son appartenance partisane dans la poche mais avec la volonté de la dépasser pour voir si on peut arriver à bâtir quelque chose ensemble. Il ne peut pas y avoir de barrière entre le culturel et le politique puisque l’action culturelle occitane dans un pays comme la France est nécessairement politique. Les manifestations pour la langue occitane qui ont eu lieu jusqu’ici étaient politiques et perçues comme telles par le monde politique hexagonal. Serem çò qui bastirem pour reprendre un slogan connu. Selon lui, en tant qu’élu, on a atteint les limites de ce qu’on peut faire dans le système actuel. L’alliance du P.Oc avec Europe-Ecologie a permis d’avoir des élus mais ceux-ci ont du mal à peser sur les décideurs politiques pour avancer sur la question de la langue par exemple. En outre, les régions ont des pouvoirs limités. Une région devrait pouvoir légiférer pour créer une télévision de service public en occitan. Mais quand on s’adresse aux décideurs, on se heurte à la question : l’occitanisme, combien de divisions ? Si nous sommes l’expression d’une demande sociale, nous aurons plus de poids. Nous avons une échéance en 2014 : les élections municipales qui nécessitent une mobilisation occitane par une organisation politique. L’occitanisme doit aussi être présent sur le terrain des conflits sociaux.
 
    La discussion qui suit n’est absolument pas modérée (un défaut peut-être) et a tendance à prendre des chemins de traverse hors-sujet. Il est question d’autonomie et de fédéralisme, sujet sur lequel tout le monde est d’accord finalement. Faut-il un fédéralisme français avant un fédéralisme occitan ? Et l’indépendance ?
 
    Après être resté un certain temps à ronger mon frein sans prendre de notes, j’interviens pour recentrer le débat. Je rappelle qu’aux dernières élections régionales de 2010, le P.N.O s’était prononcé pour une union des forces occitanes et le Partit Occitan pour une alliance conjoncturelle avec les écologistes. Je reconnais l’impérative nécessité qu’il y a à ce que le mouvement occitan obtienne non pas 5 élus mais des centaines et cela ne pourra arriver qu’avec un mouvement très large et en réexaminant la question des alliances avec les partis et mouvement hexagonaux. Je suis prêt, à titre personnel à en discuter. Je pose même la question suivante : si en 2014 à Agen, une des listes en lice me propose une place en position éligible comme occitaniste dois-je y aller ?
 
    La réponse de l’assemblée est positive. Nous revenons au véritable objet du débat qui est de trouver le dénominateur commun de l’occitanisme et de nous organiser en mouvement, en parti ? On verra.
 
    La question de la langue occitane est certes centrale et fait l’objet d’un consensus parmi nous mais nous devons pouvoir trouver d’autres points d’accord. Comme le remarque justement David Escarpit, il ne peut y avoir d’Occitanie sans langue occitane. Néanmoins, une langue ne peut pas vivre dans un pays mort. Il s’agit non seulement d’affirmer l’identité du pays occitan mais de le faire vivre économiquement. L’Occitanie d’aujourd’hui n’est plus l’Occitanie rurale que les plus anciens d’entre nous ont bien connu. Aujourd’hui elle est essentiellement urbaine. Elle est confrontée au nouveau défi d’une immigration de masse venue du Nord et du Sud et au problème de son intégration, à la dépolitisation de sa jeunesse qui ne se reconnaît pas dans l’offre politique traditionnelle mais dans les réseaux sociaux. Nous assistons à des manifestations d’ « indignés » chez les jeunes de plusieurs pays. Mais l’indignation n’est pas un programme politique. Nous devons leur proposer un projet pour les accueillir. Leur dépolitisation n’est que conjoncturelle.
 
    Sur la question des alliances, David Grosclaude remarque qu’il est plus facile de négocier quand on est fort et qu’on peut garder nos idées même si on s’allie. Il cite l’exemple des sénatoriales au Pays basque où une alliance avec le PS pourrait permettre de faire élire un sénateur abertzale. Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?
 
    De manière générale, nous nous accordons sur le constat que dans tous les domaines, il y a un point de vue occitaniste à donner ou quelque chose à faire. Il faut continuer à montrer à la population et aux élus que nous avons beau être des militants occitans, nous ne sommes pas des extraterrestres, nous sommes des gens normaux. Nous sommes le produit des générations d’occitanistes avant nous.
 
    Nous terminons ces trois heures d’échanges avec le projet d’élaborer un texte mentionnant quelques points clé sur lesquels nous sommes tous d’accord et qui pourrait déboucher sur une convention de l’occitanisme. Ce texte serait aussi le résultat d’une synthèse de toutes les réunions. Des assises auraient lieu en octobre à Houeillès (Lot-et-Garonne) pour l’Aquitaine. Nous restons en contact les uns avec les autres. Si d’ici 2014, nous avions un mouvement suffisamment large et fort, nous pourrions avoir beaucoup d’élus municipaux.
Conclusion
   
Je suis satisfait de cette réunion. Malgré les aigreurs de certains chez nous, je crois à la sincérité de David Grosclaude et à l’utilité de son projet. Je regrette bien sûr que beaucoup de régions occitanes soient laissées pour compte pour l’instant. Je ne comprends pas, en particulier, pourquoi les deux élus du P.Oc en PACA n’ont pas encore provoqué de réunions chez eux. Mais peut-être vont-ils le faire. Je veux rendre hommage aux non-encartés qui nous ont fait quelquefois descendre des hautes sphères et ramené aux réalités du terrain. Je remarque avec plaisir que les militants du P.N.O ne sont plus considérés comme des pestiférés mais comme des interlocuteurs valables. L’ouverture aux autres paie plus que le repli sur soi. La publication d’un communiqué de presse du Partit Occitan dans le dernier numéro du Lugarn a été appréciée. Ce n’est peut-être qu’une impression personnelle mais j’ai trouvé les militants du P.Oc du Lot-et-Garonne présents plutôt en retrait par rapport à David Grosclaude.
    En tout cas, mon approbation de cette démarche ne m’empêchera nullement de poursuivre en tant que co-président, la rénovation du P.N.O
Agen le 25 juin 2011
Joan-Pèire Alari (Hilaire)
 
Documents annexes

Compte rendu de la réunion de Béziers
    Il y avait une dizaine de personne seulement. Parmi les organisateurs il y avait Guilhèm Latrubesse, Pèire Costa et Gustave Alirol. Parmi les participants il y avait Jacky Grau de païs nòstre, Jean Louis Blenet, le chanteur Joanda, et quelques personnes que je ne connaissais pas. J'ai joint au compte rendu la lettre qui servait de base à la discussion. Guilhèm Latrubesse qui est conseiller régional de midi Pyrénées a ouvert le débat. La volonté du POC est de mettre en cohérence le mouvement occitan pour donner du poids à ses élus, tant dans les conseils régionaux que face à leurs alliés d'europe écologie. Pèire Costa a expliqué que l'alliance avec Europe écologie n'est qu'une stratégie pour faire entrer des occitanistes dans les conseils territoriaux, au parlement européen et peut être dans le futur au parlement français. Il a souligné lextrême faiblesse numérique du POC, et la nécessité qu'a le mouvement occitan d'être cohérent afin d'améliorer le rapport de force du POC face à Europe écologie dont il a reconnu qu'une composante n'était pas du tout sensible à la problématique des peuples de l'hexagone. Gustave Alirol pour démontrer la perméabilité entre le culturel et le politique a déclaré que sans les manifestations d'anem òc à Beziers et Carcassonne ils n'auraient pas pu s'imposer sur les listes d'Europe écologie. Ça a fait plaisir à J.L Blenet qui a reproché au mouvement politique de ne pas suffisamment reconnaitre que le culturel donnait de la visibilité au mouvement occitan tout entier.
 Il a continué en faisant un réquisitoire contre ceux qui critiquent les manifs pour telle où telles raisons... Joanda a dit que l'occitanisme avait des ennemis que nous connaissons mais que les pires ennemis de l'occitanisme n'étaient pas déclarés en tant que tel... Il demande également au mouvement occitan de se mobiliser contre la réforme territoriale.
 J.L Blenet a parfaitement illustré les propos de Joanda en disant que les empêchements majeurs pour l'ouverture des calandretas venaient de tel ou tel cercle occitan, mais surtout de la felco qui faisaient partie avec la fédération des calandretas de l'organisation d'anem òc.
 J.L Blenet demande aux politiques de défendre avec plus de conviction l'enseignement de l'occitan, il annonce que les lois Fillon pourraient être la mort de l'enseignement par immersion.
 Blenet a rappelé que dans les années 70-80 il y avait des universitaires qui nourrissaient la pensée occitaniste et ce n'est plus le cas aujourd'hui.
 Plusieurs personnes ont dit que l'occitanisme devait se mêler de tout, écologie, social etc.
 Le POC par la bouche de Gustave Alirol demande aux occitanistes culturels et politiques de travailler ensemble, tout en restant dans leur groupe et parti. Il propose de se rencontrer plus souvent d'échanger etc. Je n'ai pas fait de grande déclaration, j'ai simplement dit que je souffrais de l'extrême division de l'occitanisme, que je pensais que c'était peut être une conséquence de l'aliénation, que la cohérence du mouvement occitan était une absolue nécessité. J'ai un très bon ressenti de cette réunion qui s'est déroulé 100% en occitan, sûrement parce qu'il y avait beaucoup de jeunes, j'ai appris que Guilhèm Latrubesse est un ancien calandron.

L'équipe du POC (Latrubesse, costa) est jeune, ils sont très motivés, c'est plutôt rassurant. Dommage que nous ne soyons pas venu plus nombreux . Je me rends compte à quel point on peut apprendre de choses au contact de quelqu'un comme Blenet et à quel point on est peu armé dés que les choses deviennent un peu technique. Il me semble utile que Pierre Barral nous fasse régulièrement un petit topo sur les problèmes rencontrés par les calandretas.Il y aura d'autres rencontres, à nous de porter les pierres pour bâtir l'édifice...(ou pour se les jeter à la figure)
 P. Nouguier

 

 

 

 

 

Acamp de Pau, divès 10 de junh
Au convit deu Guilhem Latrubesse e deu David Grosclaude

Ordi deu jorn: trobar ua dinamica occitana sus un objectiu pòlitic
 
    Los dus elegits e encargats deus afars occitans aus Consélhs regionaus d'Aquitania e de Mièijorn-Pireneas que parlen de las loas experienças.
 Prumèr, lo POC qu'avóc, au parat de la federacion de RPS dens Euopa-Ecologia, 5 conselhèrs regionaus en Occitania francèsa.
    Dus ans an passat e que se pòt hèr ua sintèsa:
 Idèias que'n i a, òfici public de la lenga, Television en òc, educacion deus mainatges en òc (totun, quan l'UNICEFbalha lo 30 deu cent deus mainatges a educar dens la lenga ende sauvarla, n'avem pas que l'objectiu deu 1 deu cent!),
 A cada còp la limita qu'ei ua question budgetaria.
 La question deu coma desvelopar lo territòri sembla desbrumbar lo: quina lenga?
   Mei que mei lo sosteng d'un moviment pòlitic que hè necera a l'avança de las idèias suu terren de l'egalitat de las lengas e de l'autonòmisma, de la decentralizacion.... Sus aquèra dralha lo moviment Ecologista ne seguish pas.
   Lo sosteng vertadièr damora deu mond culturau associatiu qu'a de tot biais un imatge positiu mes que n'a pas la fòrça de pression e lo devis pòlitic necessàris tà hèr cambiar las causas.
 La question que torna qu'ei: quantes etz?
 
 Davant aqueth manca, los dus elegits qu'an entemoat ua virada ende hèr encontrarse la gent (en dehòra de tota pertenença pòlitica) e hicar amassa,
 –    prumèr ua soscadissa de cap aus mejans pòlitics a botar en plaça
 –    e dusau un utis de tribalh dambe ua volontat politic occitanista.
 Per hèr brac, que cau aviar un projecte pòlitic dambe la nòsta capacitat de s'unir e de s'organizar.
    Los acamps comencen per Marmanda, Ròdès, Pau e contunhan per Vilanàva d'òlt.
 
 Per çò qu'ei de Pau, l'escambi que durèc tres òras.
 Que's digoc
  –    que lo devis pòlitic, per tan que sia d'un petit partit, s'ei clar que hè tostemps bolegar las causas, l'exemple qu'estoc balhat deu parçan biarnès dumpuish 15 ans dambe un fum de causas obtengudas e dambe lo cambiament d'idèias, pauc a pauc, deus institucionaus..  
 –    que l'istòria deu moviment occitanista qu'a parentat dambe lo PSU e las idèias ecologistas mes que se pòt encontrar gent qu'an enveja de l'egalitat de las lengas dens los partits deu centre o de la dreta classica.   
 Que's parlèc
 –    deu manca d'un moviment de joens
 –    de la realitat jornalièra deu tribalh de las associacions e de colectius coma "La Crida", mes de la fatiga deus benivolents e de la concurença a la cuèlhida deus brigalhs de subvencions.
 –    De las ressorgas umanas comparadas (e quitament dens los acamps) d'organizacions coma los verds o los occitanistas.
 –    De la capacitat de mobilizacion de l'idèia occitana (manifestacions de Besièrs e Carcassona)
 Que's parlèc tanben
  - de l'interès deus joens ende la lenga, ende la cultura, per tan que sia plan presentadas
 - de l'interès de gent non encartada, non politizada, hemnas quitament (que'n i avèva que duas en aqueth acamp)
 - de l'imatge bon qu'a lo collectiu RPS,
 - d'un mond desorientat, quina que sia la sensibilitat pòlitic.
 Que sortiscoc idèias
 - de formacion de quadres,
 - de botar en plaça un collectiu deus moviments occitanistas tots,
 –de hicar ua plataforma (terra-planh o empont) de tribalh e d'utilizar los utisis d'informacion, deu hialat deu oèb
    Ua pujada en podença dens los mòts, de la lenga a la civilizacion en tot passar per la cultura. Ua bona idèia end'un programa la de la civilizacion quan concerna la daubertura aus autes dens un mond que se cèrca...
    Fin finala que's decidèc de convocar au parat de la preparacion de la manifestacion deu 31 de març de 2012,  ua vresperada deu mes d'octobre 2011, e au ràs de las Lanas
ua convencion pòlitic occitana.

Quinas personas?
 En Pau que i avèva gent non encartada, gent proche deu Modem, gent anciana de Viure al Païs, gent que se clama deus moviments de 68, gent deu POC, gent que se sentissèva meilèu de RPS, gent deus Alternatius, gent de Libertat, ancians d'Anaram au Patac, gent de la Crida... En Aquitania nòrd, que i a tanben gent deu PNO, deu PS..., en Ròdes, gent de l'Estivada, etc...
Georges Nosella du café gascon d'Auch
Crida                    
Per lo desvolopament d'una  fòrça politica occitanista novèla   
     Lo movement occitanista a  totjorn  trantalhat entre çò que definís  coma   una accion culturala d'un costat e çò que definís coma una accion politica de l'autre.  
    Sabèm plan que las doas causas son ligadas. L'occitanisme, qu'a per basa primièra la promocion de la lenga e de la cultura occitanas, sap que la question lingüistica es una question fòrça politica, subretot en França. De personalitats importantas de l'occitanisme, personalitats qu'an trabalhat amb e per la lenga, an sovent dit la necessitat d'aver una influéncia sus la decision politica.  Aquela  necessitat  faguèt  espelir  per  las  annadas  70  e  80  d'organizacions  politicas occitanistas a costat del desvolopament d'una movença associativa culturala.  
   Dempuèi lo temps a passat e l'occitanisme a contunhat de viure entre accion politica e accion culturala quitament se sabiá que, de còps que i aviá, menava d'accions qu'èran una  mescla  d'accion  politica  e  d'accion  culturala.  En  realitat  èran  globalament d'accions  de  femnas  e  d'òmes engatjats  dins  la  definicion  de  çò  que  deu  èstre  lo monde de doman amb una vision occitana e occitanista.  
   Aquel movement  occitanista  cultural  o  politic,  sovent  entremesclat,  a  contunhat  de portar per las annadas passadas un messatge cap a la societat e cap a las institucions.  
    Lo resultat es positiu mas pas satisfasent encara.  Aquel movement a permés de sortir la question de la lenga del silenci politic general.
    Aquesta  lenga, qu'es  l'element que  fa  l'identitat de basa del país d'òc, es en perilh. Mas  l'occitanisme  dins  sa  globalitat  es  arribat  a  tornar metre en  causa  l'idèa qu'èra dins la logica, dins lo sens de l'istòria que la lenga anava disparéisser. Aquesta remesa en causa es un eveniment politic creat per un movement associatiu majoritariament qualificat de cultural.
   Dempuèi  las  annadas  80    de  progrès  es  estat  fait  dins  l'estructuracion  de l'ensenhament  de  la  lenga,  puèi  venguèt  la  professionalizacion  d'una  partida  del movement cultural e un desvolopament fòrça important de la creacion artistica.  
  Dempuèi  2005,  logicament  en  seguida  d'aquelas  evolucions,  de  grandas mobilizacions  en  favor  de  la  lenga  e  de  sa  reconeissença  an mostrat  que  i aviá un movement popular occitan que vòl defendre son identitat culturala e lingüistica.  Tot l'occitanisme i a sentit una legitimacion de son accion. Èra lo resultat del trabalh d'una generacion.  
    Las  organizacions  politicas  occitanistas  portèron  lor  pèira  a  tot  aquò.  Observèron, parlèron, prepausèron de causas dins lo domèni politic en trabalhar sus las questions de  descentralizacion,  en  fasent  veire  qu'èra  possible  de  ligar  las  questions  politicas, socialas  e  economicas  amb  las  questions  culturalas  e  lingüisticas. Per  far  viure  la lenga  e  la  cultura  cal  que  lo  territòri  occitan  demòre  viu  amb de  femnas  e d'òmes per i trabalhar.   
   Es  vertat  que  d'unes  occitanistas  compreguèron  pas  totjorn  que  d'autres  se presentèsson a d'eleccions o dintrèsson dins l'accion politica. Al cap d'un moment los que fasián de politica èran un pauc amars de veire que los « culturals » se volián pas implicar dins çò politic. Pasmens aquel amarum èra pas justificat pr'amor far d'accion culturala es far d'accion politica. 

   Es vertat qu'arribèt que los occitanistas « culturals »  aguèsson un pauc de malfisança cap als occitanistas « politics » per paur benlèu de se comprometre. Aquela dificultat de  l'una e  l'autra branca de  l'occitanisme a se rencontrar se pòt explicar pel  fait que sèm  tots estats mai o mens  formatats a pensar que  las solas organizacions politicas  que  valon  son  las  que  son  dirigidas  dempuèi  París  e  que  son organizadas exagonalament. Del costat dels politics una tendéncia a non pas prendre  la  question  lingüistica  com  un  element  mobilizator  màger  pòt explicar tanben aquela dificultat per comunicar. Devèm  ara  mesurar  los  cambiaments  que  son  intervenguts  dins  nòstra  societat pendent  lo  temps  que  nòstres movements  se metián  en  plaça.  Lo monde  tanben  a cambiat. Las regions en França an mai d'existéncia que per  las annadas 70,  l'Euròpa s'es estructurada, las comunicacions an cambiat, sul territòri occitan e sul planeta tot.  L'occitanisme  cultural  e  l'occitanisme  politic  an  fait  lo  camin  d'anar  cap  a  las  autras regions e als autres pòbles de l'exagòne. Aquò tanben es nòu. L'occitanisme  deu  cambiar  ;  o  sentís,  o  pressentís mas  cèrca  de  quin  biais aquò se farà.  
    L'occitanisme  deu  prendre  en  compte  l'ambicion  novèla  de  quauques  collectivitats  a prendre mai de responsabilitats e a assumir mai de competéncias fàcia a un Estat qu'a la  volontat  permanenta  de  tornar  centralizar    e  de  tornar  prendre  las  competéncias qu'aviá  abandonadas.  La  reforma  qu'es  en  cors  pertocant  las  collectivitats  es  una illustracion  d'aquò.  Es  una  reforma  que  fa  pesar  un  perilh  mortal  sus  las  timidas politicas  lingüisticas entamenadas dins  las  regions per exemple. Fa pesar  tanben un perilh sus la vida de nòstres territòris. D'unes occitanistas an causit de se presentar sus de listas a las eleccions regionalas. Las condicions politicas èran optimalas per aquò far.   
    Cinc  conselhièrs  regionals  occitanistas  son  estats  elegits  a  las  eleccions  de març  de 2010 sus las listas Europe Ecologie. Los cinc son de sòcis del Partit Occitan e donc de la federacion Regions e Pòbles Solidaris. An començat de trabalhar.   Es per aquesta  rason que  lançam una  crida a  la  refondacion del movement  occitanista amb un refortiment de sa capacitat d'intervencion dins lo domeni politic.  Lo  biais  de  far  de  politica,  de  s'engatjar  dins  la  vida  publica,  politica  a cambiat e cambiarà encara per las annadas que venon.  Los partits devon prendre en compte aqueles cambiaments. Lo Partit Occitan  tanben evidentament. Es çò que vos prepausam.  
L'engatjament dels ciutadans se  fa ara sus de projèctes. Òm dintra pas mai dins un partit coma dins una glèisa.
L'occitanisme  es  segurament  portaire  d'un  projècte  politic  pel  sègle  que  ven  de començar. Solide, lo movement ecologista politic exagonal a trabalhat en collaboracion amb los occitanistas. L'un aguèt besonh de l'autre e l'autre aguèt besonh de l'un. Nos sembla  pasmens  que  l'existéncia  d'una  formacion  politica  occitanista autonòma e  capabla de  far d'alianças  (electoralas segur, mas mai qu'aquò) es  absoludament necessària  se volèm que  las nòstras  idèas  sián presas en compte.   
    Lo movement occitanista es estat plan permeable a  las  idèias de  l'ecologia politica e sovent  l'occitanisme  foguèt  en  punta  dins  los  combats  qualificats  d'ecologistas. Pasmens  los que gabidan  lo movement ecologista en França an  pas encara pro pres en  compte  la  reivindicacion  occitanista  e  segurament  an  pas  pres  la mesura  de  la portada  politica  de  la  reivindicacion  lingüistica  e  de  la  necessitat  d'aplicar  lo federalisme  dins  l'encastre  de  l'Estat  francés.  D'unes  sectors  de  l'ecologia  politica s'afirman  federalistas mas son pas majoritaris. Avèm tanben a defendre l'idèa que lo combat que menam es d'une dimension europèa. D'unes aliats nòstres prenon aquò en compte mas pas totjorn. Avèm a far progressar l'idèa que se pòt pas concebre una defensa de la diversitat biologica sens promòure la diversitat lingüistica e culturala.  
  Donc per far ausir  la votz de l'occitanisme cal que i aja una dinamica pròpia qu'aurà la capacitat de portar nòstras reivindicacions.
 

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