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Jeunes Occitans, faites vôtre, cette parole de J.F Kennedy : «Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demandes toi ce que tu peux faire pour ton pays »

 

texte tiré de la revue Lo Lugarn N° 100


Je viens de relire le discours de Nicolas Sarkozy, du 20 Octobre 2009, à Saint Dizier, sur la réforme des collectivités territoriales. J'aimerais vous donner mon sentiment.

   1er volet : Sachant que l'Hexagone a le record des pays développés en matière de dépenses publiques c'est-à-dire 56 pour cent du P.I.B, le Président veut revoir cette « lasagne » territoriale qu'est la structure administrative de l'Hexagone. En effet le citoyen ne sait plus quelles sont les compétences des uns et des autres, car elles se chevauchent et il se demande combien coûte le fait que ces compétences décentralisées aux Collectivités soient toujours en doublon dans les Ministères et les Administrations centrales (ou déconcentrées). Le Président annonce la suppression, entre 2003 et 2007, de 35.000 emplois de fonctionnaires au niveau national, pendant que les collectivités territoriales en créent 36.000.Comme dirait mon grand-père « i a quicòm que truca ». Je suis d'accord sur le fait que la simplification institutionnelle recherchée, doublée d'une clarification nette des compétences des collectivités tant locales que territoriales, doit permettre un allègement des procédures en place, en matière de gestion des territoires. Mais ce n'est pas là, aujourd'hui, mon propos.

   2ème volet : Election du Conseiller Territorial - Il est fait mention d'un pourcentage de 20 % concernant sous forme de rattrapage pour les minorités, le droit de participer à cette élection. Je ne peux qu'approuver le fait que des sensibilités minoritaires aient le droit à la parole mais Guy Carcassonne, Professeur de Droit Public à Paris Ouest- Nanterre dénonce «l'étrangeté de ce dispositif et son injustice en précisant que cette représentation proportionnelle est tronquée pour les 20% restants ». On en reparlera.

   3ème volet : S'agissant de Grandeur de l'Hexagone, alors là, mes amis, c'est le bouquet ! Le Président nous informe que l'avenir du pays se trouve dans les grandes métropoles : « Tout le monde convient que, dans l'économie de l'innovation, les métropoles sont le cadre pertinent du développement économique ».Des villes comme Orléans ou Grenoble devront compter au moins 450.000 habitants pour être prises en compte par le Gouvernement. La France se trouvant à l'Ouest de l'Axe (le vilain mot) Londres-Rome, il convient que ce grand pays qu'est la France (sans préciser si c'est celle de Michelet. Vous savez ; « la France, la vraie France, celle du Nord ») ait de grandes métropoles et surtout Une grande Capitale digne d'Elle.

   Alors le Président a fait appel à dix urbanistes pour qu'il lui soit proposé un Grand Paris dignede la France et il semblerait que neuf se seraient cassé les dents sur un agrandissement concentrique difficile à réaliser. Il n'en reste pas moins que bloqué par les frontières du périphérique, Paris étouffe dans ses 105 kilomètres carrés (le 15ème de Londres, le 8ème de Berlin) Et ce serait le dixième, Monsieur Antoine GRUMBACH, Professeur d'Architecture à l'Ecole Normale Supérieure de Paris-Belleville (ENSAPB), dont la devise est « Pas de Grande Capitale qui n'ait accès à la Mer » qui aurait décroché le pompon. Reprenant la parole de Michelet (encore lui) : « Paris, Rouen, Le Havre, une seule ville dont la Seine est la Grande Rue » il a convaincu le Président qui, dans la foulée, a lancé dans un discours « Le Havre ? Paris Plage ». Heureux, les Normands ...

   Que veut Grumbach ? Une ville linéaire de Paris au Havre, dont la Seine serait le lien et l'attrait, avec une amplification urbaine sur ses rives. Paris, aurait alors, non plus un développement radioconcentrique, mais une véritable expansion-projection vers l'estuaire de la Seine. Il ne s'agit pas dans son esprit, d'une « banlieusardisation », mais du prolongement naturel de Paris jusqu'au Havre. Ecoutons le : « Sur les 150 kilomètres à construire, les tours panoramiques concrétiseront la cohabitation harmonieuse de l'Industrie, de l'Agriculture et de la Nature » (sic !)

   Donc, si ce projet voit le jour, Messieurs les Maires de Mexico, de Tokyo, du Caire, avec vos 25 ou 30 millions d'habitants, vous pourrez toujours lorgner la plus belle ville du Monde, phare de la Modernité...

Que voilà un beau projet, amis Occitans des Marches d'Auvergne (pour ceux qui ne les situent pas, il s'agit du Limousin, du Quercy, du Rouergue, du Gévaudan, du Velay), votre avenir s'éclaire.

Vous n'ignorez pas que depuis les années 1850, votre terroir a fourni à jet continu, des hommes avec leur énergie, leur sueur, leurs souffrances, à la Capitale de l'Hexagone, car un certain Baron Haussmann, dessinateur des grands Boulevards parisiens a même vidé, ou presque, de sa substance humaine, un département, la Creuse. Il lui fallait beaucoup d'ouvriers.

Certains disent : « Vivre et travailler au pays ».Soyons sérieux. Pourquoi pas y mourir au pays tant que vous y êtes. Non, votre avenir, comme pour beaucoup de vos aïeux, est sur les rives de la Seine entre Paris et Le Havre. Vous rendez vous compte du chantier ? Financièrement, le déplacement vaut la peine, et quand vous reviendrez lors des congés annuels, certains, les plus malins, auront pris, au passage, l’accent « ponchut » révélant ainsi leur ascension sociale, aux indigènes restés au pays.

Vous me direz : « mais il ne restera pas grand monde chez nous ! »Ce n'est pas grave. Le Prince n'est pas machiavélique, il aura tout prévu et comme il a une grande admiration pour les U.S.A, nos Marches d'Auvergne, rendues à la préhistoire, concurrenceront le Yellowstone Américain ; vous savez, ce Parc National riche en loups, cerfs, bisons, mustangs (descendants sauvages des chevaux espagnols de la colonisation) et autres grizzlis. Parc visité par des milliers de touristes, encadrés comme il se doit. Alors, vous ne serez peut être pas surpris, lors de vos congés, de voir passer des Landrover découvrables garnies de touristes venus admirer notre faune sauvage. Car nous avons mieux que le Yellovstone.

   Des loups ? certains, originaires de Sibérie, nous ont été donnés par Madame Bardot et ils se sont multipliés à l'intérieur d'un immense Parc en Gévaudan, mais d'autres, venant des Abruzzes ont franchi le Rhône et peuplent maintenant nos forêts. Des Cerfs ? Il faut venir les écouter dans les forêts d'Aubrac à l'époque du brame. Impressionnant ! Les bisons, n’ont rien à envier à leurs cousins Américains et se trouvent bien chez nous, en Margeride. Le grizzli, nous ne l'avons pas, mais les Slovènes, une fois de plus, se feront un plaisir de nous en livrer quelques unités. A 70.000 Euros la bête (on a les moyens !) nous pourrons repeupler notre Yellowstone Européen.

Ce qu'ils n'ont pas les Américains, et c'est unique au Monde, c’est Lascaux, Chauvet, Pech Merle, Cabrerets et tant d'autres Grottes où nos ancêtres Cro Magnon ont peint toute la faune d'il y a 25.000 ans. Et dans cette faune un animal splendide, unique, le cheval sauvage de Prjevalski. On peut l'admirer dans sa version pariétale, datant de 25.000 ans, mais aussi en chair et en os car il a survécu et c'est un prince heureux de vivre sur les étendues de notre Causse Méjean. Dans sa robe fauve unie, avec sa crinière courte « à l'iroquoise », il est indomptable et infroissable (le seul équidé à 66 chromosomes, les autres en ont 64).Il y a deux ans nous avons fait cadeau à la Mongolie de quelques spécimens, pour reconstituer le troupeau initial, disparu en 1879. Il fallait voir à la télé, la joie de ces nomades.

Nous n'avons donc rien à leur envier. Ah ! j'allais oublier, les fameux « geysers » du Parc Américain. Dans le Sud Cantal, nous avons Chaudes-Aigues où l'eau jaillit de terre à 81 degrés (record d'Europe).Il nous suffira de l'aider un peu à « grimper vers le ciel » pour gagner une dizaine de mètres. Pas de problème on sait faire.

   J'arrête là, ce que certains vont prendre pour des élucubrations en pensant que je déraisonne mais je n'ai pas perdu le fil de mes idées et puis comme le dit Georges Orwell « Parler de Liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux gens, ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre » La déraison est peut être fille de l'amertume Amertume ? Oui, parce que je pense que nos gouvernants marchent sur la tête.

   Qu'ils soient de Droite ou de Gauche, les avez-vous entendus, une fois, évoquer le MAILLAGE du territoire ? Moi pas, c’est le cadet de leurs soucis. Qui dit « maillage » suppose une égalité de traitement en ce qui concerne les facteurs économiques répartis sur un territoire. Dans le logo de Marianne, il y a « égalité » et il est bien mis à mal dans l'Hexagone. Le souci des élus c'est le paraître de la Capitale, dont le budget annuel était de 8 milliards en 2008, avec une augmentation prévue de 9% pour 2009.Occitans, soyez compréhensifs, le reflet de la France dans le monde, a besoin de vous financièrement s'entend.

   Quand au territoire, surtout au Sud de la Loire, qu'il se débrouille. Un exemple de l'égalité à la mode Jacobine : A l'initiative de Jean BRIANE, Député non Inscrit de l'Aveyron, fut créée une Association des Députés des Pays de Montagne. En sa qualité de Président de cette Association, Jean BRIANE, s'enquit auprès de la Direction des Routes à Paris, de ce qui était programmé pour une traversée du Massif Central, selon un axe Nord/Sud, susceptible de desservir, après le Puy de Dôme et le Cantal, le Rouergue. Rien n'était programmé, on envisageait alors de doubler l'axe rhodanien, de contourner le Massif Central a l'Ouest et au Sud.

   Voici la réponse faite au Président Briane : « Ce haut plateau, faiblement peuplé( !), au relief tourmenté, ne justifie pas la construction d'infrastructures modernes. Par ailleurs, leur réalisation nécessiterait des ouvrages d'art onéreux, les rendant impossibles » On reste pantois devant une telle réponse ; jacobinisme quand tu nous tiens ! Merci Paris, le Rouergue, avec ses 271.000 habitants en 1975 ce n'était pas le désert de Gobi. Heureusement, le nouveau Président de la République, originaire du Puy de Dôme, s’intéressa au dossier et c'est ainsi que Jean Briane pût soutenir la création de l'A 75.

   Dans la même optique revenons au projet Grumbach, véritable OPA, nouvelle mise en tutelle coloniale, qui se moque du tiers comme du quart de la notion même de Normandie. Les Normands c'est qui ? La Normandie c'est quoi ? Seule la vallée de la Seine intéresse MM.Grumbach et Sarkozy, c'est-à-dire une bande de 150 kms de long sur 30 à 40 de large, le reste n'entre pas dans le schéma de leur pensée, Paris devant être le nombril du Monde. Les Normands se battent depuis quarante ans pour une seule Normandie (cinq départements pour deux Normandies actuellement) Le Pouvoir aura là, sans doute, l’occasion de leur donner satisfaction… mais au prix de quelle ponction !!

   Ce maillage du territoire, un Allemand, professeur à l'Université de Hanovre, m’en a parlé longuement à l'Estivada, après avoir examiné notre Carte de l'Occitanie. Il m'a dit « Je viens de faire 50 kilomètres pour arriver à Rodez, j’ai eu l'impression de traverser une réserve indienne ».Dans les Länder, régions allemandes autonomes, véritables nations dans un Etat Fédéral, la Constitution prévoit une répartition judicieuse des facteurs économiques sur l'ensemble du territoire, ce qui donne un aspect beaucoup plus actif, beaucoup plus vivant que dans nos campagnes du Sud de la Loire. « Seul avantage m'a-t-il dit, d’un pays centralisé comme le vôtre, sur un Etat Fédéral, c’est la rapidité de décision gouvernementale concernant l'Europe, mais c'est bien le seul, pour nous cela prendra plus de temps car les 17 Länder devront être consultés.

   Amertume devant les chiffres. En Rouergue, en 1955, il y avait 35.000 familles d'agriculteurs. En 2000 il n'y en a plus que 10.700. Et avec les disparus, ont disparu les artisans, les commerçants, les écoles, la Poste et parfois la Gendarmerie.

Bassins de vie, bassins d'emplois pour nos Campagnes, quelle question ! Que constate-t-on au bout de deux siècles de centralisation au forceps ? Une inégalité effarante, des disparités régionales inacceptables, selon que vous habitez dans la Région-Capitale ou dans le Sud et le Centre de l'Hexagone.

Comment faire admettre à nos gouvernants (Mr Colomb, maire socialiste de Lyon, soutient lui aussi le Président, en affirmant que l'avenir de la France est dans les grandes métropoles) que la croissance démesurée des grandes villes est excessivement coûteuse et surtout destructrice de qualité de vie ?

En 50 ans, le territoire agricole a perdu 6 millions d'hectares, soit l'équivalent de dix départements moyens. Vous me rétorquerez peut être que cette réduction n'a pas empêché le développement considérable de la production, les rendements sont devenus en moyenne trois fois plus élevés qu'à l'époque de l'agriculture traditionnelle. Merci Monsieur Monsanto...  

   Et cette production agricole, qui « pèse » 64 milliards d'euros met l-Hexagone en tête des Nations Européennes. Mais attention, la remise en cause du modèle productiviste, dont l'image est sérieusement écornée, pourrait venir bousculer les prévisions des économistes.   

66.000 Hectares cultivables disparaissent chaque année au profit des Lotissements. Un sondage IFOP en 2009, révèle que 11 millions de personnes vivant dans des agglomérations de plus de 200.000 habitants, souhaitent vivre à la campagne. Nos villages, du moins ceux qui ne sont pas trop éloignés des centres de production, ne risquent-ils pas de devenir des villages-dortoirs ?

   Des activités nouvelles devraient s'y implanter, créatrices de richesses et d'emplois, de services pour les habitants et de vie sociale. Il ne faudrait pas que l'exode urbain, enregistré par les sociologues, entraîne une extension de la ville vers les campagnes les plus proches, plutôt qu'un repeuplement de nos campagnes.

   Cette « rurbanisation », ce lent phagocytage spatial, du fait de l'extension de la ville vers les campagnes est incontestablement un danger, contraire au maillage que nous souhaitons. L’esprit jacobin hérité de la fin du 18ème siècle n'est plus d'actualité. Ce qui était bon pour Paris ne l'est plus forcément pour Bordeaux, Caen ou Mende. L’hexagone est devenu asymétrique. Il faut concevoir la disparition d'un système administratif uniforme, au profit d'un certain nombre de structures variées parcequ'adaptées aux conditions géographiques et démographiques de l'endroit. Cette diversité asymétrique dans le fonctionnement des structures permettrait une authentique décentralisation, précédent une véritable autonomie.

   L'aménagement du territoire doit être un combat de tous les instants contre ce Centre glouton et hypertrophié qu'est l'Administration parisienne.

Densité de la population : Ile de France : 250 habitants au kilomètre carré

Limousin : 10 habitants au kilomètre carré.

Cette inégalité importante en densité humaine a-t-elle fait question dans l'esprit de nos élus ?

   La discussion avec ce professeur allemand, me fait souvenir d'une lettre ouverte au Président Sarkozy, par Jean Yves Quiguer, président du Mouvement Fédéraliste de Bretagne, aux termes de laquelle il rappelle au Président, ses paroles à l'adresse d'Angéla Merkel, lors de l'inauguration du CEBIT (le plus grand salon mondial des nouvelles technologies) à Hanovre : « Vous êtes un modèle, on va tout faire comme vous, si nous réformons l'économie française, c’est bon pour l'Allemagne ».

   Ces paroles me font « bondir ».Le Président français n'a pas la liberté de faire ce que font les Allemands et il ne le veut pas. Il lui faudrait pour cela abandonner ses pouvoirs au profit des Nations sans Etat que sont nos Régions et ça il ne le peut pas, Constitution oblige, et il ne le veut pas car il ne veut pas le rôle d'une Angéla Merkel bis. Il lui faudrait d'abord, supprimer ses hommes-liges, les Préfets jusque là bons janissaires de la République ; chaque Région étant autonome comme dans un Etat Fédéral, elle serait maîtresse de son destin, de ses décisions, impôts et épargne ne fuyant pas vers une quelconque Capitale étrangère... Bref, je mets ces propos du Président au compte des paroles de circonstances, dont les hommes politiques ont la pratique et le secret.

   Par ricochet, me vient à l'esprit un article de Michel Rocard, dans le Monde du 31 août 2000 s'adressant aux élus Corses : « De plus, là, comme ailleurs en France, l’Etat distribue des subventions, puisque chez nous, au lieu d'être pour l'essentiel, utilisés sur place comme dans les Etats Fédéraux, les produits de notre fiscalité remontent au Centre, avant d'en retomber, pour attester la générosité de la République. »

Ce même Michel Rocard, ancien premier Ministre socialiste, déclarait en 1966 « Il faut décoloniser la Province » Amertume ? Oui à la veille d'une élection Régionale, où seuls les Partis Parisiens sont en présence et vont monopoliser les urnes, à croire que les Occitans font la preuve par leur absence de la surdité organisée des peuples colonisés. Pas de liste occitane, susceptible par l'élection d'un candidat d'intervenir dans les discussions du Conseil Régional. Seulement des occitanistes (ne revendiquant surtout pas l'indépendance) figurant sur des listes apparentées à ce jacobinisme centraliste qui assassine la Démocratie. 

   Occitans, sommes nous donc chloroformés au point d'avoir encore un nationalisme franchouillard qui nous fait écouter, béats, un candidat dont l'irrespect et l'abjection, clame haut et fort qu'il a déjà été élu par une majorité de c. Voici un exemple de politique politicienne où la duplicité entache l'honneur des intéressés.

   Président de la Commission de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Jean BRIANE initia trois Conférences concernant l'Environnement et le Développement durable de l'ensemble Méditerranée-Mer Noire. La deuxième était programmée pour Octobre 1998 à Montpellier. Alain Chenard député socialiste, Président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe, et Jean Briane portaient ensemble la responsabilité de l'organisation de cette importante Conférence.

   Quelques responsables Socialistes de Montpellier, considérant que Jacques Blanc, alors président de la Région Languedoc Roussillon, pourrait tirer profit de cette Conférence, ont écrit à François Hollande pour lui demander d'intervenir auprès de Lény FISCHER, Présidente de l'Association Parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg, pour que cette Conférence ne se tienne pas à Montpellier. Dès réception de cette lettre, Lény FISCHER en fit part à Jean Briane. Montpellier fut ainsi privé de la Conférence qui lui eut permis d'accueillir cinq ou six cents congressistes et de tirer un profit moral de cette Conférence qui eut lieu à Marmaris …en Turquie.

   Ainsi le carriérisme supplante la notion de service. Tant pis pour Montpellier, c’est un homme qui était visé dans ce milieu jacobin tous les coups bas sont permis.

   On peut en déduire que ces partis parisiens ne sont plus guère, aujourd'hui, que des machines de guerre pour assouvir les ambitions de quelques leaders en mal de pouvoir.

   Un autre grand « démocrate » COHN-BENDIT, annonce péremptoirement « qu'il ne faut surtout pas, consulter le peuple quand il peut penser mal »

  En 1763, Jean Jacques Rousseau, dans son projet de Constitution pour la Corse, écrivait : « Quiconque dépend d'autrui et n'a pas ses ressources en lui même, ne saurait être Libre » A méditer !

   Amertume donc, de constater en Occitanie cette apathie généralisée, fruit d'une colonisation réussie. La majorité des Occitans est elle convaincue d'appartenir à une Nation française, sans qui la Région ne serait pas ce qu'elle est, est elle inconsciente à ce point de la ponction humaine et financière prélevées par Paris depuis sept siècles ?

   Je rêve d'une Occitanie Fédérale, Républicaine, où les sept Nations, linguistiquement définies auront à cour d'honorer, enfin, le logo de Marianne « Liberté », EGALITE, Fraternité », où la Constitution laissant de côté les dogmes du socialisme et du libéralisme, permettra une approche plus réaliste d'une économie sociale, respectueuse à la fois de l'entreprise et de la personne humaine, faisant de l'épanouissement humain, la finalité de l'Economie.         

L'humain va-t-il disparaître au profit de la rationalisation pure et dure, quand on voit l'idéologie dominante avec ses valeurs : la rentabilité, l’efficacité, la performance, la façon de consommer la vie ! Question : Et le sens de l'homme ? On va me traiter d'utopiste, et alors ? Pour moi, l'utopie, c’est le refus du renoncement. Camus disait « Je me révolte, donc nous sommes »

Lo Carles de la Diaspora (Repotegaire, se ne vira)

Jeunes Occitans, faites vôtre, cette parole de J.F Kennedy : «Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demandes toi ce que tu peux faire pour ton pays »

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