Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 11:26
Analyse du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint Dizier (Haute Marne) le 20 octobre 2009 sur la réforme des collectivités territoriales .
J-P Hilaire  Nicolas Sarkozy commence par rappeler que les rois qui se sont succédés à la tête de la France ont toujours été opposés à tout forme de pouvoir local.
Le centralisme est donc aussi ancien que l’existence de l’Etat français.
En mentionnant François 1er et son rôle dans l’unité linguistique de la France, il fait allusion sans le nommer à l’Edit de Villers-Cotterêts de 1539 qui impose le français comme langue administrative au détriment du latin mais aussi des langues des autres peuples de France conquis et annexés (le Duché de Bretagne vient d’être réuni à la couronne de France en 1532).
Il souligne l’irréversibilité de l’existence de la France au bout de huit siècles de monarchie, feignant d’ignorer que dans l’histoire de l’humanité, rien ne peut être considéré comme irréversible.
Il s’agit bien sûr de présenter la France comme une et indivisible, ce qui sous-entend que cela ne va pas forcément de soi.
Il a raison de considérer que la Révolution française a poursuivi et renforcé la centralisation de l’Ancien Régime. S’agissant des départements, il est exact, comme il le dit, qu’ils ne sont pas tous des constructions totalement artificielles mais dans le cas où ils correspondent grosso modo à des réalités historiques telle n’était pas la volonté de leurs concepteurs.
La situation ne changea pas fondamentalement au 19ème et 20ème siècle et comme il le dit très justement « le souci de l’uniformité continua de prévaloir » et la décentralisation ne devint possible que parce que l’Etat était considéré comme suffisamment fort et solide. Elle fut votée par la gauche sous l’impulsion de François Mitterrand et mise en œuvre par la droite. Il répond au passage à la gauche qui critique la réforme des collectivité territoriales, sous prétexte qu’elle serait une machine de guerre contre la gauche en affirmant que la décentralisation est le bien commun de la droite et de la gauche. Selon lui, les liberté locales garantissent l’équilibre des pouvoirs.
Il aborde ensuite les conséquences qu’ils juge négatives de la décentralisation : empilement des structures, nombre excessif de fonctionnaires territoriaux, opacité des prises de décision et des circuits financiers, clientélisme.
Toutes ces conséquences figurent dans de nombreux rapports. Il en conclut que la réforme dont il a confié l’étude à Edouard Balladur est une nécessité.
Il propose la création d’un conseiller territorial qui siégera à la fois à la région et au département. Il n’est donc pas question de supprimer les départements, le président a tranché sur ce point.
 Evidemment, tout dépend de la manière dont cette réforme sera mise en œuvre si elle est votée par le Parlement. Si le département devient une simple antenne de la région pourquoi pas ?
Dans l’absolu, il faudrait supprimer les départements, les remplacer par les pays historiques recréés et redécouper les régions mais nous savons bien que cela ne pourra se faire que si nous obtenons au minimum une autonomie poussée. Reste qu’il faudra savoir comment le conseiller territorial va travailler dans deux structures très différentes.
La réduction du nombre de fonctionnaires qu’induit cette réforme sera inévitablement critiquée par ceux qui pensent qu’on peut créer indéfiniment des emplois publics financés par le contribuable.
Le mode de scrutin proposé : uninominal par canton est en fait le système britannique selon lequel le candidat en tête est élu quel que soit son score, mâtiné de proportionnelle puisque 20% des sièges seront attribués en fonction des résultats des candidats minoritaires. Il reste à préciser deux points.
1) On suppose que puisque l’élection des conseillers territoriaux se fera par canton, les 20 % concernent les sièges au niveau du département ou bien s’agit de 20 % des sièges au niveau de la région ? Sarkozy ne le précise pas. L’avantage pour nous d’une élection par canton est qu’elle permettra de mobiliser moins de moyens humains et financiers comme c’est le cas actuellement pour les élections régionales de 2010 (ce n’est pas une mince affaire que de monter une liste régionaliste rien que dans la Région Languedoc-Roussillon 2) D’autre part, y aura-t-il un barre pour ces sièges et si oui de combien ? 5 %, 10 % ?
La proportionnelle à 5 % nous semble déjà suffisamment élevée.
 Il aborde ensuite la question des compétences qui, de fait, souvent se chevauchent entre le département et la région. Mais cette question sera tranchée par le Parlement en décembre. En tout état de cause, nous sommes favorables à un rééquilibrage des compétences au profit de la région. Mais ces compétences resteront inopérantes avec les ressources dont disposent actuellement les régions et qui sont sans commune mesure avec leurs voisines européennes. Nous sommes encore un loin d’un système où les collectivités territoriales prélèveraient l’impôt direct et indirect et en reverseraient une partie à l’Etat central.
La question de la compensation de la taxe professionnelle n’est visiblement pas réglée au niveau de l’Etat. On voit bien les limites du système actuel au moment où le déficit budgétaire de l’Etat atteint un niveau record.
En ce qui concerne l’intercommunalité dont Sarkozy souligne , à juste titre les dérives, on remarquera que pas même lui n’ose s’attaquer à cette vache sacrée qu’est la commune. L’Etat français en compte 36000, soit un record absolu au niveau européen. Or, il faudrait en diviser le nombre par trois mais on imagine déjà les remous que cela provoquerait.
La nouvelle organisation territoriale que Sarkozy envisage passe aussi par la création de métropoles pour rejoindre l’axe principal de développement économique européen. Dans ce projet s’insère le Grand Paris qui lui est cher et la création le long de la Seine d’un axe Paris-Le Havre qui ne sera pas forcément dans l’intérêt des Normands car il s’agit plus de donner du travail aux Parisiens au sens large qu’aux autochtones. De plus l’impact environnemental n’est pas à négliger non plus. Ce projet suscite de nombreuses réserves.
Il n’y a que deux métropoles de taille européenne en France : Paris et Lyon. Les métropoles occitanes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice sont trop petites à moins de les regrouper. Mais on peut déjà observer en Occitanie un renforcement du centralisme provoqué par nos métropoles (le réseau ferré LGV en est un exemple) et une désertification de leurs périphéries, sans parler au niveau français de l’hypertrophie actuelle du pôle Paris-Ile de France qui rassemble à lui seul un tiers de la population de l’Etat français et l’essentiel de sa richesse.
Le point éventuellement positif de ce projet est le transfert de compétences de l’Etat aux métropoles en matière d’équipements et d’infrastructures à condition que ces dernières en fassent la demande.
Voici quelques éléments de réflexion qui permettront de suivre cette réforme lorsqu’elle sera débattue au Parlement et de réagir si cela s’avère nécessaire.
Un dernier point : il semble bien que le regroupement des régions qui suscitait nos craintes ne se ferait que sur la base de volontariat. Nous savons au moins que l’Aquitaine ne veut pas de Poitou-Charentes, ce qui est déjà positif. Mais il faut rester vigilants et si nécessaire intervenir auprès de nos élus.
Conclusion
Pour l’instant, tout n’est pas à jeter dans ce projet de réforme. Nous verrons quelle sera la version définitive amendée peut-être par le Parlement et nous nous prononcerons alors. Jean-Pierre Hilaire, vice-président du Parti de la Nation Occitane 1/11/09

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 01:47


Identité Nationale   
par Jean-Pierre Hilaire, vice-président du Parti de la Nation Occitane
  
Parti de la Nation Occitane Le gouvernement de la République française lance un débat qui va durer trois mois sur l’identité nationale avec deux questions posées :
« Pour vous, qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ? » et
« Quel est l’apport de l’immigration à l’identité nationale ? ».
L’intitulé de la deuxième question montre bien que ce qui fait débat est justement l’immigration et principalement celle en provenance du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne.
Mais commençons par la première question.
Le Parti de la Nation Occitane, héritier de François Fontan et de l’ethnisme, peut y apporter une réponse certes juste de notre point de vue mais maximaliste du point de vue de l’opinion publique occitane qui n’est pas faite seulement, loin s’en faut, d’Occitans d’origine. De ce point de vue, la France a construit au cours des siècles un état, résultat de conquêtes militaires, de mariages et d’alliances.
Cet état qui est censé sublimer les différences ethniques ne se confond toutefois pas avec la nation française si on considère avec François Fontan que la langue est l’indice synthétique de la nation.
C’est un état pluri-national ou, ce qui revient au même, multi-ethnique.
Il comporte une partie de la nation française mais n’inclut pas la Wallonie, la Suisse romande, le Val d’Aoste et le Québec.
On y trouve également la nation bretonne dans son intégralité, le Westhoek dans la région de Dunkerque, morceau de la nation flamande, l’Alsace et la  Lorraine alémanique qui font partie de la nation allemande, la Corse dont le Nord italien et le Sud sarde, le Roussillon qui, à part le Fenouillède, est catalan et, à ce titre fait partie des pays catalans inclus dans l’Etat espagnol et enfin le Pays Basque dit « français » artificiellement séparé du Pays Basque « espagnol » par la frontière étatique entre la France et l’Espagne.
Si la France est un état multi-national, il s’ensuit que la première question ne s’applique pas aux Occitans puisqu’ils ne sont pas français ou plus exactement dans la situation administrative qui est la leur actuellement, ils sont citoyens de la République française de nationalité occitane.
Le problème étant que cette République n’accepte pas la distinction entre citoyenneté et nationalité.
Les Occitans n’ont donc aucune existence officielle.
Le Parti de la Nation Occitane et ses militants doivent-ils participer aux débats qui vont se tenir dans les préfectures pour faire passer le message suivant : nous ne sommes pas français, non seulement nous voulons être reconnus comme Occitans mais nous voulons l’autonomie pour les régions occitanes et à terme la création d’une République confédérale occitane, membre de l’Union européenne ?
Devrons-nous tenir le même discours dans le cadre de la campagne pour les élections régionales ?
Dans l’affirmative, nous n’allons convaincre qu’une infime minorité d’Occitans et nous n’obtiendrons qu’un score testimonial aux élections.
Comment, sans renoncer à nos idées, pourrions-nous les faire passer en douceur ? Puisqu’on utilise actuellement le terme vague d’identité, nous parlerons d’identité plurielle partant du bas vers le haut. Ainsi par exemple sera-t-on bordelais, gascon, occitan, français (par la force des choses et pour le moment), européen.
À chacun de définir quelle est l’identité essentielle et profonde pour lui.
Nous lui suggérerons que c’est l’identité occitane.
C’est un discours plus pragmatique que l’on peut tenir à la population occitane, que les gens soient occitans d’origine ou non, et aux élus qui sont généralement chatouilleux sur l’identité française.
Quand je m’adresse au maire d’Agen, il ne me suit pas si je lui dis que nous ne sommes pas français. Il faut aussi dédramatiser les notions d’autonomie et de République occitane.
Il ne s’agit pas de vivre en autarcie et de couper tous les ponts avec la France, pas plus qu’il ne s’agit de forcer tout le monde chez nous à parler occitan.
Concrètement, il convient de se battre, comme nous l’avons fait à Carcassonne le 24 octobre, pour une loi de la  République française donnant un statut officiel aux langues de France.
Il convient également de faire pression sur toutes les régions occitanes pour qu’elles mènent une politique linguistique audacieuse en faveur de l’occitan (il y a plus à espérer d’elles que de l’état).
Pour autant, il ne doit pas y avoir de barrière entre le culturel et le politique.
L’identité occitane sera d’autant plus respectée que nous aurons un véritable pouvoir régional fort en Occitanie.
Voilà pourquoi, il est capital que nous nous présentions aux élections régionales sur des listes de préférence autonomes mais aussi en alliance avec d’autres forces (seul le résultat compte). Si nous avons des élus, tant mieux ! Même si nous faisons des scores modestes en ne comptant que sur nos propres forces (Liste Christian Lacour aux Elections régionales en Languedoc-Roussillon) nous pouvons faire pencher la balance au second tour et obtenir des avancées.
  
Concernant l’immigration, remarquons d’abord que l’Occitanie, de par sa situation géographique, a toujours été un terre de passage et d’accueil. Le peuple occitan est donc composite.
On sait bien cependant que la question de l’apport de l’immigration se pose en raison de l’échec relatif de l’intégration des Arabo-musulmans et de la montée d’un Islam fondamentaliste. Mais chez nous, en Occitanie, l’immigration vient aussi de la France ethnique et de l’Union européenne attirées par le « sunbelt occitan ». 
Le discours : tous ceux qui vivent en Occitanie sont occitans se heurte à la réalité qui est que seule une petite minorité de ces immigrés se sentent occitans. Cela démontre, s’il en était besoin, que tant que nous resterons dans un cadre juridique strictement français, nous ne pourrons pas inciter plus énergiquement les Occitans d’adoption à s’intégrer à notre mode de vie et à apprendre notre langue. Pour l’instant, il s’agit de réagir aux pistes envisagées par le gouvernement.
  
S’agissant de l’obligation faite aux jeunes de chanter la Marseillaise au moins une fois par an, malgré les réserves que l’on puisse avoir sur ce symbole et le contenu des paroles, nous pourrions dire :
-pourquoi pas ? Si dans le même temps on leur apprend l’hymne qui correspond à leur identité, pour nous le Se canta.
Quant aux dérives observées chez certains musulmans, nous devons maintenir notre hostilité au voile comme à la Burqa (peut-être faut-il une loi en invoquant des raisons de sécurité) et aux piscines et gymnases réservés aux femmes.
De même, nous n’approuvons pas que la Marseillaise soit sifflée dans les stades où l’on peut aussi chanter d’autres hymnes dont le nôtre.
De manière générale, l’Islam fondamentaliste doit être combattu énergiquement car il représente un grave danger pour l’avenir de l’Europe.
Le poids démographique des musulmans en Europe va s’accroître dans les prochaines décennies.
Jusqu’ici c’est surtout une minorité radicale, qui ne reconnaît comme constitution que le Coran, qui a fait entendre sa voix. Ses valeurs sont incompatibles avec une République démocratique.
Reste à savoir si la majorité des musulmans laissera faire et restera silencieuse ou si l’Islam en terre non islamique comme dans les pays islamiques se réformera de l’intérieur comme l’a fait le christianisme. L’enjeu est de taille.
C’est un débat nécessaire qu’il faudra aborder sans anathèmes mais aussi sans tabous.



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /2009 11:22


L’Après Carcassonne                             
Jean-Pierre Hilaire, vice-président du Parti de la Nation Occitane
  
Jean-Pierre Hilaire PNO Quel que soit le chiffre réel des manifestants pour la langue occitane le 24 octobre dernier à Carcassonne, la capacité de mobilisation reste intacte. Maintenant se pose la question de la suite à donner à ce bel élan.
Remarquons tout d’abord que la présence des partis politiques nationaux, mis à part celle forcément médiatisée de José Bové, a été plus que discrète.
En revanche, malgré le caractère strictement culturel de la manifestation soulignée par le Collectif Anem Òc, les partis politiques occitans, Parti de la  Nation Occitane, Parti Occitan, Libertat, le Govèrn Provisòri Occitan étaient bien représentés et très visibles, ce qui montre à l’évidence qu’on ne peut pas séparer le culturel du politique.
Grâce à l’engagement du Felibrige et malgré le travail de sape du Collectif Provençal, les Provençaux étaient là aussi.
Les identitaires présents à Béziers en 2007 et objet de controverse n’avaient, semble t-il pas fait le déplacement.
Cela dit, si cette manifestation était très colorée par le foisonnement des drapeaux, elle était triste quand aux slogans pratiquement pas repris par la foule. Est-ce l’effet de la crise et de la lassitude de devoir encore et toujours recommencer devant les promesses non tenues ? Heureusement que les Catalans et les Occitans des vallées alpines du Piémont italien étaient là pour mettre une ambiance musicale et festive.
Un grand merci aux Catalans pour leurs magnifiques pyramides humaines. Rien à dire sur l’organisation des stands qui était bonne. Le stand du Parti de la  Nation Occitane a reçu beaucoup de visiteurs et a permis des échanges nourris.
  
Et maintenant que faire ?
Une manifestation comme celle de Carcassonne rassemblant plus de 20000 personnes alors qu’en même temps 5000 Basques défilaient à Bayonne et 300 personnes le lendemain faisaient une animation pour la langue bretonne aux portes du Salon du Livre de Carhaix, suffira t-elle à persuader le gouvernement de proposer au Parlement un projet de loi sur les langues régionales ? On peut en douter.
Va-t-il falloir se mordre la queue et revenir à Béziers en 2011 ou 2012 (année de la prochaine présidentielle) ou encore manifester à Marseille ou à Toulouse ou même faire une manifestation des peuples de France à Paris ?
Le débat est ouvert et cette fois il faudrait qu’Anem Òc invite les partis politiques occitans à donner leur avis au lieu de rester dans son ghetto culturel.
En attendant, il faut travailler sur le terrain pour faire pression sur les communes, les départements et les régions afin d’obtenir une vraie politique linguistique en faveur de l’occitan dans la vie publique, à l’école dans les média, partout, sans trop compter sur l’Etat. En même temps, ils nous faut être présents aux élections qui nous concernent le plus directement : les Régionales.
Il y a deux stratégies : celle du Parti Occitan qui s’allie avec Europe écologie dans l’espoir d’avoir des élus et celle du Parti de la Nation Occitane qui privilégie des listes de la mouvance occitane, régionalistes et indépendantes des partis français dans l’espoir de faire un score suffisant pour faire pencher la balance.
C’est notamment le cas dans la Région  Languedoc-Roussillon avec la tentative de monter une liste conduite par Christian Lacour et incluant des Catalans.
C’est une stratégie de pari sur l’avenir. Un avenir où le mouvement politique occitan, non marqué à droite ou à gauche, sera inscrit dans le paysage politique.
Les objectifs culturels de la manifestation de Carcassonne ne prendront leur sens que si les partis politiques français ont en face d’eux des concurrents occitans et commencent à les prendre au sérieux s’ils obtiennent des voix.

********************

Aprèp Carcassona
 Quin que siá la chifra vertadièra dels manifestants per la lenga occitana lo 24 d'octòbre passat a Carcassona, la capacitat de mobilizacion demòra sença.
Ara se pausa la question del seguit de donar a aquel vam bèl.
D'en primièr cal remarcar que la preséncia dels partits politics nacionals, a despart de la forçadament mediatizada del José Bové, foguèt mai que discreta.
Per contra, malgrat lo caractèr estrictament cultural del passa carrièra sotalinhat pel Collectiu "Anem Òc", los partits politics occitans, ( Partit de la Nacion Occitana, Partit Occitan, Libertat, lo Govèrn Provisòri Occitan ) èran plan representats e vesedors, çò que mòstra d'evidéncia qu'òm pòt pas desseparar çò cultural de çò politic.
Gràcias a l'engatjament del Felibrige e malgrat lo trabalh de sapa del  "Collectiu Provènça" los provençals èran aquí tanben. Los identitaris presents a Besièrs en 2007 e que foguèron objècte de controvèrsia, s'èran pas, çò sembla, desplaçats.
Aquò dich, totben que aquel passa carrièra foguèsse plan colorat per l'abausiment de bandièras, èra trist per quant als eslogans gaire represes per la molonada. Es l'efècte de la crisi e la lassièra de dever encara e totjorn tornar començar davant las promessas non tengudas ?
Urosament que los catalans e los occitans de las valadas alpinas del Piemont italian èran aquí per crear un ambient de musica e de fèsta.
Grandmerceji los catalans per lors castellers subrebèls. Res a dire sus l'organizacion dels tauliers qu'èra bona.
Lo taulièr d'els Amics del Lugarn, la revista del P.N.O, recebèt fòrça visitaires e permetèt d'escambis noirits.
E ara de que far ?
Una manifestacion coma la de Carcassona arremosant 25000 personas mentre que a l'encòp 5000 bascs desfilavan a Baiona e 300 personas lo lendeman fasián una animacion per la lenga bretona davant lo Salon del Libre de Carhaix sufirà a persuadir lo govèrn de prepausar al Parlament un projècte de lei sus las lengas regionalas ? Ne dobtam.
Va caler se mordir la coa e tornar a Besièrs en 2011 o 2012 (annada de la presidenciala que ven) o encara manifestar a Marselha o a Tolosa o quitament far una manifestacion dels pòbles de França a París ?
Lo debat es dobert e aqueste còp caldriá que "Anem Òc" demandesse als partits politics occitans lor avejaire al lòc de demorar dins son guetò cultural.
Entretant cal trabalhar sul terren per quichar sus las comunas, los departaments, las regions per tal de daverar una vertadièra poltica lingüistica en favor de l'occitan dins la vida publica, a l'escòla, dins los media, pertot, sens tròp comptar sus l'Estat.
A l'encòp, nos cal èstre presents a las eleccions que nos pertòcan mai directament : las Regionalas.
I a doas estrategias : la del "Partit Occitan" que fa una aliança amb "Europe écologie" dins l'esper d'aver d'elegits e la del "Partit de la Nacion Occitana" que preferís de listas de la movança occitana, regionalistas e independentas dels partits franceses dins l'esper de far un resultat sufisent per desbalançar.
Es subretot lo cas dins la region Lengadòc-Rosselhon amb l'ensag de montar una lista occitano-catalana bailejada per Christian Lacour.
Es una estrategia d'escomesa sus l'avenir. Un avenir ont lo movement politic occitan, non marcat a drecha o a esquèrra farà partida del paisatge politic.
Los objectius culturals de la manifestacion de Carcassona auràn un sens sonca se los partits politics franceses an en fàcia d'eles de concurrents occitans e començan a los prene al seriós se fan de voses.

Joan-Pèire Alari, vice-president del Partit de la Nacion Occitana




Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 11:17
PNO à Carcassonne François Fontan l'a écrit dans "Ethnisme vers un nationalisme humaniste" :
"La nation est l'ensemble des hommes (et des femmes ndlr) :
- Parlant ou ayant parlé une même langue
- habitant ou ayant habité un même territoire"
La langue a seule une valeur d'indice permettant de déterminer quand et jusqu'où il y a nation".
Monsieur Eric Besson fait partie d'une nation "Parlant ou ayant parlé une même langue" l'occitan ... "habitant ou ayant habité un même territoire" ... l'Occitanie.
Et cependant Monsieur Besson lance un débat sur l'identité nationale "française" avec comme finalité annoncée, d'affirmer haut et fort, la fierté d'être français.
Les nationalités française et occitane sont-elles compatibles ?
Dans l'absolu oui, si chaque individu avait le choix d'avoir la double nationalité comme cela existe déjà en droit international entre deux états souverains. Sauf qu'à l'heure actuelle les occitans de l'état français n'ont le choix qu'entre la nationalité française et ... la nationalité française.
C'est ce que les tenants de l'unité et de l'indivisiblité de la nation française appellent depuis Ernest Renan "un plébiscite de chaque jour".
Au nom de ce plébiscite il faudrait être fiers d'être français !
Fiers d'avoir subi une invasion et des massacres il y a 8 siècles !
Fiers d'être devenus des larbins et/ou de la chair à canon !
Fiers d'avoir dû changer de langue à coups de pieds dans le postérieur ! Etc ...
La manifestation de Carcassonne le 24 octobre 2009 l'a prouvé :
Le peuple occitan, comme tous les peuples de la terre, demande à être traité dignement.
Le peuple français dont nous ne faisons partie que juridiquement parlant, mérite mieux que de compter sur des peuples soumis qui un jour se réveilleront de leur apparente léthargie. Hors de l'état français actuel, les québécois, les wallons de Belgique, les suisses romands et les valdotains d'Italie sont fiers d'être de langue et de culture françaises ...
Le gouvernement français n'a qu'à se tourner vers eux s'il veut parler d'identité nationale française ...
Gèli GRANDE del Burèu del Partit de la Nacion Occitana

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 19:44

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Visites

Locations of visitors to this page

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus