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Ci dessous une partie de l'étude de Pierre Barral sur "les faux nationalismes".

Vous pouvez lire la suite en téléchargeant gratuitement au format pdf le numéro 123 de la revue Lo Lugarn.

 

Pour une politique internationaliste ouverte et cohérente

Par Pierre Barral

 

Cet article est la suite de ceux parus dans les numéros 120 et 121 du Lugarn sous les titres « À propos des faux nationalismes » et « Pour une politique internationaliste ouverte et cohérente ». Le premier posait la problématique générale, d’un point de vue ethniste, valorisant une analyse sociale ethno-linguistique, et l’illustrant rapidement sur des exemples principalement occitans. Le second portait essentiellement sur le cas de la Bretagne, : la quasi-totalité du « mouvement breton » considère que la Bretagne est définie par l’histoire féodale ; cette Bretagne « à cinq départements » est en fait un territoire bi-national, rassemblant une « Basse Bretagne » de langue indigène bretonne (celtique) et une « Haute Bretagne » de langue indigène française (le gallo, qui est une variété de « langue d’oïl proche de l’angevin) ; cette situation entrave le nécessaire mouvement de libération de la Bretagne ethno-linguistique, qui inclut outre-Manche la Cornouaille (Kernow).

Soutien ethniste à des « nationalismes » partiellement erronés ou décalés

Nous, nationalistes occitans, sur des critères ethnistes, avons soutenu le « nationalisme » algérien bien qu’il ait été clair pour nous qu’il n’y avait pas de « nation algérienne » mais, sur le territoire (historique) algérien, des fragments des nations arabe et berbère, unies dans une lutte de libération contre la colonisation française. Nous avons soutenu et nous soutenons le nationalisme breton, même si nous considérons que ce dernier se fixe, à tort et contre l’intérêt de la lutte de libération nationale, un objectif territorial décalé, comme nous l’avons déjà exposé (Lo Lugarn n° 121). Nous avons soutenu et nous soutenons le nationalisme corse, même si nous ne considérons que les populations de l’île ne constituent pas une seule nation distincte de ses voisines italienne et sarde. En effet, pour l’Algérie il y a un peu plus d’un demi-siècle, pour la Bretagne et la Corse maintenant encore, la priorité était ou est encore d’affirmer une volonté d’émancipation.

Maintenant, pour l’Algérie, le temps est venu depuis des décennies de passer au combat des Amazighs (Berbères) contre l’impérialisme arabe, en espérant que la nation arabe sache se rassembler dans un mouvement d’émancipation démocratique ; pour la Bretagne, il serait temps d’abandonner les illusions (et le gaspillage d’énergie) d’une revendication bretonne en pays gallo, mais c’est aux militants bretons eux-mêmes de faire ce chemin ; pour la Corse, le moment viendra où, débarassés de la domination française, les Corses eux-mêmes reconnaîtront à nouveau que les parlers du sud de l’île sont plus apparentés à ceux du nord de la Sardaigne qu’à ceux du nord de l’île, eux-mêmes très voisins du toscan.

Le sud-est de la nation française n’est pas une nation

En revanche, nous ne reconnaissons pas aux parlers « français du sud-est » ou « franco-provençaux » le statut d’une langue distincte du français, proclamé notamment par les partisans de l’Harpitanie ou Arpitanie, il s’agit de dialectes de la langue française et nous n’apportons aucun soutien aux revendications indépendantistes de cette mouvance. Nous pouvons certes approuver une demande de reconnaissance et de valorisation de la diversité dialectale, commune aux autres locuteurs des « parlers d’oïl » de la république française, une demande de décentralisation et de fédéralisme et la volonté de développer les liens entre « français du sud-est », suisses romands et valdôtains, mais nous considérons qu’un nationalisme arpitan est infondé, inapproprié, et nous lui dénions tout caractère progressiste.

Voyons d’où viennent ces revendications.....

la suite dans le numéro 123 de Lo Lugarn

Arpitanie

Arpitanie

Tag(s) : #Tribune libre, #Lo Lugarn, #international