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ETHNISME ET ÉCOLOGIE

Suite à la campagne des régionales, certains prétendus "politiques" (ignorants ou de mauvaise foi ?) ont accusé le PNO (Parti de la Nation Occitane) d'être anti-écologiste. Je vais donc tenter de montrer que, si nous ne sommes pas les supplétifs des écolos parigots, nous n'en sommes pas moins, localement mais aussi sur le plan inter-national, les seuls vrais écologistes car nous sommes les seuls à appliquer le mot d'ordre, qui pour nous n'est pas qu'un slogan, "penser global, agir local".
Nous ne prétendons pas, avec l'ethnisme, proposer ici la solution miracle, juste démontrer que l'indépendance nationale est un préalable à une prise en mains efficace des problèmes écologiques.

Nos principes
Le but de notre philosophie politique est d'aider toutes les ethnies du monde (définies par la langue à l'exclusion de tout autre critère racial ou religieux) à prendre conscience de leur existence en tant que nation et à constituer pour chacune d'elles un état indépendant, ce qui ne veut pas dire autarcique. Pour nous, l'indépendance nationale se définit selon quatre critères :
- la non-soumission politique,
- la non-exploitation économique,
- la non-aliénation culturelle,
- la non-invasion démographique.

            Rapport entre l'écologie et les différentes formes de colonialisme
1) Le colonialisme culturel soumet la pensée du colonisé à un modèle dominant et, en lui faisant mépriser ses ancêtres, lui interdit de réfléchir aux solutions jadis utilisées pour préserver l'environnement. Au lieu de répéter en boucle les mêmes banalités sur le colonialisme européen en Afrique, par exemple (ce n'est pas faux, mais l'arbre risque de cacher la forêt), il serait intéressant de rechercher comment l'invasion au Moyen-Orient, à différentes époques, de peuples pasteurs véhiculant un monothéisme ombrageux, a contribué à la destruction d'un environnement fragile dans des pays qui avaient pourtant inventé l'agriculture (qu'il s'agisse du Croissant Fertile ou, plus proche de nous géographiquement, de l'agronome carthaginois Magon).

2) Le colonialisme politique empêche les solutions vraiment démocratiques, c'est-à-dire venant du peuple.

Si l'on étudie l'histoire des peuples au niveau des communautés de base, on est surpris de constater la prise de conscience, la motivation et l'accumulation de techniques et de réglementations permettant de préserver cet environnement. Pour l'Occitanie, il me suffit de mentionner la création des terrasses (faissas, restancas) dès l'époque pré-romaine et les statuts champêtres médiévaux organisant morgues et bandites ainsi que les defens : un vrai condensé d'intelligence écologique!

3) Le colonialisme économique pourrait sembler le plus dangereux et demande qu'on s'y attarde.
- Les échanges économiques sont un phénomène normal et personne ne voudrait renoncer à acquérir des productions qui ne sont possibles que dans certains pays ou sous certains climats. Toutefois, il faut savoir que l'économie coloniale se définit classiquement par le pillage de matières premières non transformées sur place et l'utilisation d'une main d'œuvre non formée, donc peu coûteuse, parfois même vivant en esclavage chez elle ou dans d'autres pays.
- Le capitalisme financier est venu "corriger" (entendez : aggraver) cette situation en ruinant en même temps l'économie des pays colonisateurs. Le "coût du travail" y est devenu le premier critère des choix d'installation, comme si le chômage n'avait pas lui aussi un coût social et économique. De plus, le prétendu libéralisme actuel cherche à ôter aux états tout moyen d'action pour corriger les inégalités. Les délocalisations augmentent encore le besoin de transports polluants.
- Ce capitalisme financier vit en partie sur la production mais en plus grande partie encore sur les échanges, les transports, la cotation en bourse.
- Les états ont parfois eux aussi une responsabilité dans l'exode rural (rapport Rueff-Armand pour la France) ou la désindustrialisation. Par exemple, la France a fait le choix pour l'Occitanie d'une économie touristique, source de déplacements mais aussi génératrice de problèmes d'approvisionnement (prioritairement en eau, mais aussi en nourriture) pour le plus grand bonheur des actionnaires des multi-nationales. J'ai déjà, à plusieurs reprises, dénoncé l'économie de l'or blanc ou les golfs gourmands en eau, deux loisirs qui, avec le réchauffement, ne pourront pas être maintenus partout.

4) Le colonialisme démographique n'est pas à négliger car
- une colonisation de peuplement déplace du monde et nécessite de nouvelles constructions et de nouveaux moyens de transport polluants;
- le logement exigé par ces privilégiés obéit à un modèle de "bourge" anglo-saxon : habitat pavillonnaire avec piscine servant un mois par an (proche, si possible, d'un parcours de golf), ce qui accélère la ruine de l'agriculture vivrière et prépare les futures catastrophes dites "naturelles".

                             Que propose le PNO pour l'Occitanie ?
- Suite au "déménagement" impérialiste du territoire, nous devrons nous attacher à le réaménager et à le rééquilibrer.
- Il faudra donc passer par une phase de planification volontariste, prioritairement aux niveaux les plus proches des populations, communes et "pays".
- Une politique de l'emploi local aidera à résoudre de façon économique/écologique les problèmes de transport et de logement.
- Une gestion au plus près des communautés locale permettra d'éviter bien des déplacements alors que la tendance actuelle consiste à éloigner de plus en plus les citoyens des centres de décisions.
- Le choix de circuits courts devrait permettre une importante économie de carburants. Pour cela il faudra revenir aux zones agricoles péri-urbaines, inciter au repeuplement de nos villages et de nos petites villes, fixer aux SAFERs des objectifs plus ambitieux, appliquer réellement la loi Montagne en aidant la pluri-activité.
- Les expériences réalisées à l'échelle des villages montrent que la renaissance des activités agricoles s'accompagne d'un développement de l'artisanat et des commerces (de bouche notamment), créant ainsi une synergie permettant de lancer un cercle vertueux.
- Nous devrons pour cela pratiquer une véritable révolution culturelle :
* cesser de critiquer le "ruralisme mistralien"
* réhabiliter le travail manuel et l'apprentissage
* ne plus fuir les zones rurales (VVAP = Volem Viure A Paris?)
* être dans le peuple comme un poisson dans l'eau.

Bernard Fruchier

ETHNISME - ÉCOLOGIE.

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Tag(s) : #écologie, #Tribune libre