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Nous vous proposons en avant première l'éditorial du prochain numèro de notre revue Lo Lugarn / Lou Lugar. Le numéro 110 sera bientôt en ligne. Comme d'habitude l'éditorial est écrit en français et en occitan dans les deux graphies classiques.  Jean-Pierre Hilaire

Bâtir un État occitan

En janvier 2011 à Marmande (47), David Grosclaude, conseiller à la région Aquitaine, élu P.O.C/EELV, lançait le Manifeste Occitaniste en partant du constat, selon lui, que les partis politiques traditionnels, fussent-ils occitans, avaient fait leur temps et que les jeunes se détournaient d’eux et recherchaient une autre façon de s’engager ou de faire de la politique. La façon traditionnelle était décrédibilisée. Il fallait donc dépasser les chapelles occitanistes politiques et/ou culturelles et créer un mouvement au-dessus d’elles dont le but assumé serait de conquérir, étape par étape, le pouvoir en Occitanie à commencer par le pouvoir municipal. La première étape a consisté à se mettre d’accord entre occitanistes sur un texte programmatique minimum, le Manifeste occitaniste, fruit de compromis, que l’on appellerait à signer. Ce texte n’est ni celui du Parti Occitan, ni celui du Parti de la Nation Occitane, ni celui de Libertat ou d’une quelconque organisation occitaniste même si le P.N.O y a apporté sa contribution. Il n’est pas parfait mais il est le fruit des réflexions d’occitanistes indépendantistes, autonomistes ou simplement culturels, alliés ou non avec des partis français ou membres de ceux-ci ou encore non-encartés. Il est le résultat d’une démarche politique claire, la deuxième étape consistant à créer une plateforme électorale, à discuter avec les listes susceptibles de se présenter aux élections municipales pour qu’elles intègrent des représentants de ce mouvement ou encore essayer de constituer des listes Bastir plus ou moins complètes. A l’issue d’un débat, nous avons choisi, après consultation des signataires du Manifeste d’appeler ce mouvement Bastir. Aujourd’hui, plus de 800 personnes d’Occitanie ou d’ailleurs ont signé le Manifeste occitaniste. Le mouvement s’est structuré avec un Comité de pilotage national qui comprend un membre du P.N.O et des comités de pilotage départementaux ou locaux. Des réunions publiques ont été organisées dans une grande partie de l’Occitanie. Il y aura sans doute, au mieux, une centaine de candidats étiquetés Bastir. On peut espérer qu’une bonne partie d’entre eux seront élus et pourront alors créer un réseau d’élus pour travailler ensemble et faire plus efficacement aboutir nos dossiers. Il s’agira aussi de persuader les conseils municipaux de la nécessaire transversalité de notre action. Nous ne nous intéressons pas qu’à la langue et la culture occitane mais à tous les aspects de la vie municipale, économiques, sociaux, culturels, sportifs etc. C’est un bon début même si l’on espérait au départ plusieurs centaines de candidats.

Il est normal et légitime que certains critiquent cette démarche. On peut noter une surreprésentation des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées dans les candidatures Bastir et leur très petit nombre dans les autres régions occitanes. On peut aussi regretter que les accords de Bastir pour les municipales aient surtout été passés avec des listes de gauche ou écologistes. On ne peut pas dire non plus que l’investissement de membres de partis politiques occitans dans Bastir ait toujours fait l’unanimité dans leurs rangs. Enfin, il faudra vite s’interroger sur les suites à donner à Bastir sur le plan électoral avec les élections départementales et régionales l’an prochain pour ne parler que des échéances les plus proches. Il n’est guère envisageable pour Bastir d’avoir des élus aux élections départementales. Le tandem homme-femme imposé par la loi va favoriser les partis politiques ayant pignon sur rue. Pour les Régionales, la question des alliances va se poser notamment pour les membres de Bastir qui sont au Parti Occitan et qui en 2010 s’étaient alliés avec EELV obtenant l’élection de 5 conseillers régionaux.

Mais Bastir pose aussi la question du rôle des partis politiques occitans qui vont peiner à trouver leurs marques dans la nouvelle configuration politique. Nous ne parlerons pas pour les autres mais en tant que Parti de la Nation Occitane avec notre originalité : l’indépendantisme occitan, l’ethnisme, le reichisme, l’alliance des classes nationales, nous devons trouver les moyens d’exister en tant que parti politique en bonne et due forme sous peine de devenir comme l’a dit l’un de nous un club de troisième âge ou une amicale des amis de François Fontan qui se rencontrent deux fois par an ! En l’espace de trois ans, nous avons perdu deux présidents, mis en place une coprésidence qui n’a pas fait la preuve de toute l’efficacité attendue, lancé une rénovation qui s’est ensablée et perdu des adhérents. Par contre, notre journal lo Lugarn continue de paraitre et nous ne communiquons pas trop mal grâce à notre blog. Nous commençons enfin à mettre en place des conférences téléphoniques qui remplacent avantageusement des réunions multiples sources de longs et coûteux déplacements. Mais pour exister un parti politique se doit de se présenter aux élections. Laissant le champ des municipales à Bastir, il nous reste les Européennes pour faire parler de nous dans l’immédiat si toutefois nous arrivons à monter une liste en alliance avec d’autres forces occitanistes, basques et catalanes non-succursalistes et si leurs programmes sont compatibles avec nos positions sur l’Europe. Sans chef d’entreprise mécène, nous ne pourrons mener qu’une campagne à minima sur Internet avec bulletin de vote téléchargeable, tractage sur les marchés et communiqués de presse. Notre score sera faible mais nous aurons peut-être réussi à mobiliser les énergies dans notre parti pour un objectif concret.

Au fond, les démarches de Bastir et des mouvements politiques occitans sont complémentaires. Celle de Bastir se situe dans le court terme et permet de faire travailler ensemble des gens de sensibilités différentes et même d’appartenances politiques diverses, partis français compris. Celle des partis politiques autonomistes et indépendantistes se situe dans le terme plus ou moins long.

Notre nation occitane n’a pas pu se constituer en État au Moyen Âge. Il faut donc bâtir cet État occitan en commençant par les fondations, c’est-à-dire le niveau municipal, avant d’arriver peut-être un jour à l’indépendance. Quel meilleur mot employer que « Bastir » pour désigner cet objectif ?

Aujourd’hui, les Occitans du Val d’Aran s’interrogent, à juste titre, sur leur statut dans l’éventualité d’une indépendance de la Catalogne mais si, petit à petit, nous prenons le pouvoir dans l’ « Occitanie grande », leur position s’en trouvera renforcée.

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Bastir un Estat occitan

En genièr de 2011 a Marmanda (47), David Grosclaude, conselhièr a la region Aquitània, elegit P.O.C/EELV, lançava le Manifèste Occitanista en partent del constat, segon el, que los partits politics tradicionals, foguèsson occitans, avián complit lor temps e que los joves se desrivavan d’eles e cercavan un autre biais de s’engatjar o de far de politica. Lo biais tradicional èra decredibilizat. Caliá donc despassar las capèlasI occitanistas politicas e/o culturalas e crear un movement al-dessús d’elas dont la tòca assumida seriá de conquerir, estapa per estapa, lo poder en Occitània en començant per lo poder municipal. La primièra estapa consistèt a se metre d’acòrd entre occitanistas sus un tèxte programatic minimum, lo Manifèste occitanista, frucha de compromeses, que apelariam a signar. Aquel tèxte es ni lo del Partit Occitan, ni lo del Partit de la Nacion Occitana, ni lo de Libertat o d’una organizacion occitanista quina que siá quitament se lo P.N.O i portèt sa pèira. Es pas perfièit mas es lo produit de las soscadissas d’occitanistas independentistas, autonomistas o simplament culturals, aliats o pas amb de partits franceses o sòcis d’aqueles o encara non-encartats. Es lo resultat d’un marchament politic clar, la segonda estapa consistent a crear una plataforma electorala, a discutir amb de listas susceptiblas de se presentar a las eleccions municipalas per que integren de representants d’aquel movement o encara a ensajar de constituïr de listas Bastir mai o mens completas. A La fin d’un debat, causiguèrem, aprèp consulta dels signataris del Manifèste d’apelar aquel movement Bastir. Uèi mai de 800 personas d’Occitània o d’endacòm mai an signat lo Manifèste occitanista. Lo movement s’es estructurat amb un Comitat de pilotatge nacional que compren un membre del P.N.O e de comitats de pilotatge departementals o locals. De reünions publicas foguèron organizadas dins una granda partida d’Occitània. I aurà sens dobte, pel melhor, un centenat de candidats etiquetats Bastir. Podèm esperar qu’una bona partida d’entre eles seràn elegits e poiràn puèi crear un rasal d’elegits per trabalhar amassa e far capitar nòstres dorsièrs d’un biais mai eficaç.

Se tracharà tanben de persuadir los conselhs municipals de la necessària transversalitat de nòstra accion. Nos interessam pas sonque a la lenga e a la cultura mas a totes los aspèctes de la vida municipala, economics, socials, culturals, esportius ec. Es un bon biais de començar quitament se esperavem a la debuta mai de centenats de candidats.

Es normal e legitim que d’unes critiquen aquel marchament. Podèm notar una subre-representacion de las regions Aquitània e Miègjorn-Pirenèus dins las candidaturas Bastir e lor nombre magrinèl dins las autras regions occitanas. Podèm tanben regretar que los acòrds de Bastir per las municipalas sián estat passats mai que mai amb de listas d’esquèrra o ecologistas. Podèm pas dire tanpauc que l’investiment de sòcis de partits politics occitans dins Bastir aja totjorn fach l’unanimitat dins lors filas. Enfin, se caldrà lèu lèu interrogar sus la seguida de Bastir sul plan electoral amb las eleccions departementalas e regionalas l’an que ven per parlar sonque que de las escasenças mai pròchas. Es gaire concebable per Bastir d’aver d’elegits a las eleccions departementalas. Lo tandem òme-femna impausat per la lei va favorizar los partits politics plan installats. Per las Regionalas, la question de las alianças se va pausar especialament pels membres de Bastir que son al Partit Occitan e que en 2010 s’èran aliats amb EELV obtenent l’eleccion de 5 conselhièrs regionals.

Mas Bastir pausa tanben la question del ròtle dels partits politics occitans que van penar per trobar lor plaça dins la configuracion politica novèla. Parlarem pas pels autres mas en tant que Partit de la Nacion Occitana amb nòstra originalitat : l’independentisme occitan, l’etnisme, lo reichisme, l’aliança de las classas nacionalas, devèm trobar los mejans d’existir coma partit politic normal jos pena de venir, coma diguèt un de nosautres, un club de tresen atge o una amicala dels amics de Francés Fontan que s’encontran dos còps per an ! En tres ans, avèm perdut dos presidents, mes en plaça una copresidéncia qu’a pas fach la pròva de tota l’eficacitat esperada, lançat une renovacion que s’es ensablada e perdut d’aderents. Per contra, nòstre jornal lo Lugarn contunha de pareisser e comunicam pas tròp mal gràcias a nòstre blòg. Començam enfin a metre en plaça de conferéncias telefonicas que remplaçan avantatjosament de reünions multiplas sorgas de longs e costoses desplaçaments. Mas per existir un partit politic se deu de se presentar a las eleccions. Daissant lo camp de las municipalas à Bastir, nos demòra las Europencas per far parlar de nosautres tre ara se malgrat tot capitam a montar una lista en aliança amb d’autras fòrças occitanistas, bascas e catalanas non-sucursalistas e se lors programas son compatibles amb nòstras posicions sus Euròpa. Sens cap d’entrepresa mecènas, poirem pas menar qu’una campanha a minima sus Internet amb bulletin de vòte descargable, distribucion de papierons suls mercats e comunicats de premsa. Nòstre resultat serà feble mas aurem benlèu capitat a mobilizar las energias dins nòstre partit per un objectiu concret.

Fin finala, los marchaments de Bastir e dels movements politics occitans son complementaris. Aquel de Bastir se situa dans lo tèrme cort e permèt de far trabalhar amassa de mond de sensibilitats diferentas e quitament d’apertenéncias politicas divèrsas, partits franceses comprés. Lo dels partits politics autonomistas e independentistas se situa dins un tèrme mai o mens long.

Nòstra nacion occitana poguèt pas formar un Estat a l’Edat mejana. Cal donc bastir aquel Estat occitan en començant per los fondaments, valent a dire lo nivèl municipal, abans d’arribar benlèu un jorn a l’independéncia. Quin melhor mot emplegar que « Bastir » per nomenar aquel objectiu?

Uèi, los occitans de la Val d’Aran s’interrògan, a bon drech anar, sus lor estatut dins l’eventualitat d’una independéncia de Catalonha mas se, pauc a cha pauc, prenem lo poder dins « Occitània granda », lor posicion se trobarà refortida.

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Basti un Estat óucitan

En janvié de 2011 à Marmando (47), Dàvi Grosclaude, counseié à la Regioun Aquitàni, elegi P.O.C/EELV, lançavo lou Manifèste Occitanista en partènt dóu coustat, segound éu, que li parti pouliti tradiciounau, fuguèsson óucitan, avien coumpli soun tèms e que li jouine se desviravon d’éli e cercavon un autre biais de s’engaja o de faire de poulitico. Lou biais tradiciounau èro decrediblesa. Falié dounc despassa li capello óucitanisto poulitico e/o culturalo e crea un mouvemen en dessus d’elo que sa toco assumido sarié de counquista, estapo à cha estapo, lou poudé en Óucitanìo en coumençant pèr lou poudé municipau.

La proumiero estapo counsistè à se metre d’acòrdi entre óucitanisto sus un tèste de prougramo minimum, lou Manifèste occitanista, fru de coumproumes, qu’apelerian à signa. Aquéu tèste es ni aquéu dóu Partit óucitan ni aquéu dóu Partit de la Nacioun Óucitano, ni lou de Libertat o d’uno ourganisacioun óucitanisto qunto que siegue emai lou P.N.O. i’ague adu sa pèiro. Es pas perfèt mas es lou proudu di refleissioun d’óucitanisto independentisto, autounoumisto o simplamen culturau, alia o pas emé de partit francés o membre d’aquéli o encaro noun encarta.

Es la resulto d’un caminado poulitico claro, la segoundo estapo counsistènt à crea uno plato-formo eleitouralo, à discuti emé de listo suscetiblo de se presenta is eleicioun municipalo pèr qu’integren de representènt d’aquéu mouvamen o encaro d’assaja de coustitüi de listo Basti mai o mens coumpleto. A la fin d’un debat, causiguerian, après counsulto di signatàri dóu Manifèste de souna aquéu mouvemen Basti . Vuei, mai de 800 persouno d’Óucitanìo o d’aiours an signa lou Manifèste óucitanisto. Lou mouvemen s’es estrutura em’ un coumitat de piloutage naciounau que coumpren un membre dóu P.N.O. e de coumitat de piloutage despartamentau o loucau. De reünioun publico fuguèron ourganisado dins uno grando part d’Óucitanìo. I’aura sèns doute, dins lou meiour di cas, un centenau de candidat Basti. Poudèn espera qu’uno bono partido d’entre éli saran elegi e poudrien pièi crea un maiun d’elegi pèr trabaia ensèn e faire capita nòsti doursié d’un biais mai eficàci.

S’agira tambèn de persuada li counseié municipau de la necessàri trasversalita de nosto acioun. Nous interessan pas soucamen à la lengo e à la culturo mai à tóuti lis aspèt de la vido municipalo, ecounoumico, soucialo, culturalo, espourtivo, eca … Es un bon biais de coumença meme s’esperavian à la debuto mai qu’un centenau de candidat.

Es nourmau e legitime que d’ùni criticon aquéu caminamen. Poudèn nouta uno subre-representacioun di regioun Aquitàni e Miejour-Pirenèu dins li candidaturo Basti e lou noumbre meigrinèu dins lis àutri regioun óucitano. Poudèn tambèn regreta que lis acord de Basti pèr li municipalo siegon esta passa mai-que-mai emé de listo de gaucho o ecoulougisto. Poudèn pas dire nimai que l’envestimen di membre di partit pouliti óucitan dins Basti agon toujour fa l’unanimeta dins si rèng. Enfin se faudra lèu lèu interrouga sus la seguido de Basti sus lou plan eleitourau emé lis eleicioun despartamentalo e regiounalo l’an que vèn pèr parla soucamen dis escasènço li mai procho. Es gaire councevable pèr Basti d’avé d’elegi is eleicioun despartamentalo. Lou tandem ome-femo impausa pèr la lèi vai favourisa li partit pouliti bèn istala. Pèr li regiounalo, la questioun dis alianço se vai pausa especialamen pèr li membre de Basti que soun au Parti Óucitan e qu’en 2010 s’èron alia emé EELV óutenènt l’eleicioun de 5 counseié regiounau.

Mai Basti pauso tambèn la questioun di role di partit pouliti óucitan que van pati pèr trouba sa plaço dins la counfiguracioun poulitico nouvello. Parlaren pas pèr lis autre mai en tant que Partit de la Nacion Occitana emé nosto ouriginalita : l’indenpendentisme óucitan, l’etnisme, lou reichisme, l’alianço di classo naciounalo, devèn trouba li mejan d’existi coume partit pouliti nourmau souto peno de deveni, coume lou diguè un de nousautre un clube d’age tresen o uno amicalo dis ami de Francés Fontan que se rescontron dous cop pèr an !

En tres an avèn perdu dous presidènt, mes en plaço uno co-presidènci qu’a pas fa la provo de touto l’eficaceta esperado, lança uno renouvacioun que s’es ensablado e perdu d’aderènt. Pèr contro noste journau Lo Lugarn countunio de parèisse e coumunican pas trop mau doumaci noste blog. Coumençan enfin de metre en plaço de counferènci telefounico que remplaçon avantajousamen d’acamp multiple sourgènt de long e coustous desplaçamen. Mai pèr eisista un partit pouliti se dèu de se presenta is eleicioun. Leissant lou camp di municipalo à Bastir, nous soubron lis Éuroupenco pèr faire parla de nousautre tre aro se maugrat tout capitan de mounta uno listo en alianço emé d’àutri forço óucitanisto, basco e catalano noun sucursalisto e se si prougramo soun coumpatible emé nòsti pousicioun sus l’Éuropo. Sènso ges de cap d’entre-presso mecèno, poudren gaire mena qu’uno campagno à minima sus internet emé buletin de vote telecargable, distribucioun de papafard e coumunica de presso. Noste resultat sara feble mai auren belèu capita de moubilisa lis energìo dins noste partit pèr un oujeitiéu councrèt.

Fin finalo, li caminamen de Basti e di mouvemen pouliti óucitan soun coumplementàri. Aquéu de Basti se sitüis dins lou terme court e permet de faire trabaia ensèn de mounde de sensibleta diferènto e peréu d’apartenènci poulitico diverso, partit francés coumpres. Lou di partit pouliti autounoumisto e indenpendentisto se sitüis dins un terme mai o mens long.

Nostro nacioun óucitano pousquè pas fourma un Estat a l’Age-mejan. Fau dounc basti aquel estat óucitan en coumençant pèr li foundamento, valènt à dire lou nivèu municipau, avans que d’arriba, belèu un jour, à l’independènci. Qunte meiour mot emplega que « Basti » pèr nouma aquest oujeitiéu ?

Iuei, lis óucitan de la Vau d’Aran s’interrogon, à bon dre, sus soun estatut dins l’eventualita d’uno independènci de Catalougno mai se, pau à cha pau, prenèn lou poudé dins « Óucitanìo grando », sa pousiscioun se troubara afourtido.

Editorial de la revue Lo Lugarn n° 110 : Bâtir un État occitan
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