Vendredi 6 novembre 2009
Communiqué de presse :
Effaçons le traité des Pyrénées
catalanLe 7 novembre est le 350ème anniversaire du Traité des Pyrénées qui mit fin à la guerre entre la France et l’Espagne. Cette dernière dut céder à la France notamment le Roussillon et la Cerdagne transformées, après la Révolution française en département des Pyrénées orientales.
La nouvelle frontière étatique entre la France et l’Espagne coupait artificiellement la nation catalane, sa partie Nord passant sous administration française et le demeurant jusqu’à ce jour. De son côté, l’Espagne divisait la nation catalane entre la province de Catalogne, le Pays valencien et les Iles Baléares.
Les organisations catalanistes de Catalogne Nord appellent tous les Catalans à manifester le 7 novembre 2009 à Perpignan, place de Catalogne à 16 heures, avec comme mot d’ordre : « 350 ans de résistance. Effaçons le Traité des Pyrénées ».
Il s’agit de revendiquer l’unité de la nation catalane malgré les frontières artificielles et d’appeler à sa libération du joug français et espagnol.
Cette manifestation s’inscrit dans la perspective des référendums sur l’indépendance de la Catalogne organisés le 13 décembre prochain dans une série de communes de Catalogne Sud.
Le Parti de la Nation Occitane apporte son soutien total à la manifestation du 7 novembre à Perpignan ainsi qu’aux consultations sur l’indépendance de la Catalogne.
Il se prononce en faveur de la réunification de la nation catalane dans un état indépendant comme il le souhaite pour l’Occitanie actuellement placée sous la juridiction de l’Espagne avec le Val d’Aran, de l’Italie avec les vallées occitanes de la région Piémont et de la France.
Il appelle les Catalans à soutenir concrètement la liste des Régionalistes aux élections régionales de mars prochain dans la région Languedoc-Roussillon.
Conduite par Christian Lacour, cette liste sera indépendante des partis français et les Catalans y ont toute leur place.

Parti de la Nation Occitane
Le 6 novembre 2009
B.P 44
F - 30201 Bagnols sur Cèze
Felip Bonnet, président
F - 31440 Marignac (Occitanie) +33 6 81 37 81 14

********************

Comunicat de prensa :
Escafem lo Tractat dels Pirenèus
Lo 7 de novembre es lo 350en aniversari del Tractat dels Pirenèus que marquèt la fin de la guèrra entre França e Espanha.
Aquela deguèt donar a França, en particular, Rosselhon e Cerdanha, transformadas, aprèp la Revolucion francesa en departament dels Pirenèus Orientals. La novèla frontièra estatala entre França e Espanha copava artificialament la nacion catalana, sa partida Nòrd passant jos administracion francesa e o demorant fins ara.
De son costat, Espanha devesiá la nacion catalana entre la província de Catalonha, lo País Valencian e las Isclas Balearas.
Las organizacions catalanistas de Catalonha Nòrd apelan totes los catalans a manifestar lo 7 de novembre de 2009 a Perpinhan, plaça de Catalonha, a 4 oras del vespre, amb coma mot d’òrdre « 350 ans de resisténcia. Escafem lo Tractat dels Pirenèus ».
Se tracha de reivindicar l’unitat de la nacion catalana malgrat las frontièras artificialas e d’apelar a sa liberacion del jo francés e espanhòl.
Aquela manifestacion s’inscriu dins la perspectiva dels referendums sus l’independéncia de Catalonha organizats lo 13 de decembre venent dins una tièra de municipis de Catalonha Sud.
Lo Partit de la Nacion Occitana sosten a fons la manifestacion del 7 de novembre a Perpinhan tanplan coma las consultas sus l’independéncia de Catalonha.
Se ditz en favor de la reunificacion de la nacion catalana dins un estat independent coma o desira per Occitània, ara per ara plaçada jos la jurisdiccion d’Espanha amb lo Val d’Aran, d’Itàlia amb las Valadas occitanas de la region Piemont e de França.
Apela los catalans a sosténer concretament la lista dels Regionalistas a las Eleccions Regionalas de mars que ven dins la Region Lengadòc-Rosselhon.
Aquela lista menada per Christian Lacour serà independenta dels partits franceses e los catalans i devon èstre.

Partit de la Nacion Occitana
Lo 6 de novembre de 2009
B.P 44
F - 30201 Banhòls de Cèza
Felip Bonnet, capiscòl
F - 31440 Marinhac (Occitània) +33 6 81 37 81 14

********************

Press release :
Let’s blot out the treaty of the Pyrenees !
November 7 is the 350th anniversary of the Treaty of the Pyrenees, which put an end to the war between France and Spain.
The latter had to cede Roussillon and Cerdagne to France, among others. After the French Revolution they became the department of Pyrénées Orientales.
The new state borderline between France and Spain artificially divided the Catalan nation, its Northern part being placed under French jurisdiction and remaining so until now.
On the other hand Spain divided the Catalan nation into the province of Catalonia, the Valencian country and the Balearic Islands. Catalanist organizations of Northern Catalonia call on all Catalans to demonstrate on November 7, 2009 in Perpignan, place de Catalogne, at 4 pm with the following slogan “350 years of resistance. Let’s blot out the Treaty of the Pyrenees”.
The purpose of the demonstration is to assert the unity of the Catalan nation in spite of artificial borders and to call on its people to escape the yoke from France and Spain.
It falls within the framework of referendums on the independence of Catalonia staged on December 13 next in a string of South Catalan towns.
The Occitan Nation Party fully supports the demonstration of November 7 in Perpignan as well as referendums on the independence of Catalonia.
It declares itself in favour of the reunification of the Catalan nation within an independent state just as it has the same objective for Occitania, now placed under the jurisdiction of Spain with the Valle de Aran, Italy with the Occitan valleys of the Piemonte region and France.
It calls on Catalan people to provide practical support to the Regionalist list at the Regional Elections of March next year in the Languedoc-Roussillon region.
This list led by Christian Lacour will be independent from French political parties and Catalan people should rightfully be on it.

Occitan Nation Party
November 6, 2009
B.P 44
F - 30201 Bagnols sur Cèze
Felip Bonnet, president
F - 31440 Marignac (Occitania) +33 6 81 37 81 14

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 5 novembre 2009
Contribution au débat sur l'identité nationale.
Felip Bonnet Le débat, lancé par le gouvernement, portant sur l’identité nationale, peut être très intéressant à condition de sortir d’une réflexion franco française qui se voudrait nombriliste et exalterait une identité au détriment des autres.
L’identité est une notion floue.
L’identité est une poupée russe.
On peut se sentir toulousain, mais aussi midi pyrénéen, gascon, occitan, français, européen… l’identité se réfère à ce qui est identique ou commun.
Mais l’identité est aussi ce qui va indiquer, ce qui va marquer la différence.
Il apparaît très vite que sur le territoire français n’existe pas seulement une identité unique mais plusieurs identités.
Cette pluralité d’identités est visible notamment à travers les différences linguistiques et culturelles qui se trouvent en présence dans l’hexagone.
Par exemple, il est manifeste que les polyphonies corses n’ont rien à voir avec un fest-noz breton.
La langue est le signe, le révélateur d’une identité profonde.
Dans l’état français, il y a plusieurs groupes, plusieurs communautés : breton, catalan, basque, occitan, corse, flamand, alsacien, autant de peuples et de nations (ou parties de nation).
L’Etat français est un état pluri national. Il y a souvent confusion entre nationalité et citoyenneté.
Un occitan qui vit dans l’Etat français est bien sûr citoyen français, mais sa nationalité est occitane. On peut donc être citoyen français de nationalité occitane, ou citoyen français de nationalité bretonne… En France, on est peu conscient de cette subtilité.
Par contre, nos voisins de l’Etat espagnol parlent naturellement et sans tabou des nations catalane, basque ou occitane.
La question qui se pose est de savoir quoi faire de ces identités.
La problématique n’est pas nouvelle, l’Occitanie est une réalité qui existe depuis mille ans, il est temps que l’Etat français prenne une position claire et courageuse.
Soit on fait disparaître ces identités, on les renie, on les étouffe, l’identité française devient alors cannibale et phagocyte les autres identités ; bretonne, occitane… soit on les reconnaît et on leur donne les moyens d’exister en tant que telles avec les mêmes droits que n’importe quelle autre nation, notamment le droit imprescriptible à l’autodétermination. Jusqu’à présent, l’Etat français a opté pour la première solution, il s’agit là d’un double crime : un crime contre un patrimoine immatériel de l’humanité (une langue) et un « crime de lèse peuple » comme il existe un crime de lèse majesté.
Il est à remarquer que dans l’Etat espagnol, la Generalitat de Catalogne a opté quant à elle pour le deuxième choix.
En effet, le Val d’Aran qui est un territoire de culture et de langue occitanes est doté d’un gouvernement propre et la langue occitane y est reconnue comme langue officielle avec les langues catalanes et espagnole.
Il semblerait que l’Etat français, sous la pression de ses minorités culturelles assouplissent ses positions.
La question des langues régionales est entrée symboliquement depuis l’an dernier dans la Constitution française. On est aujourd’hui dans l’attente d’une loi de défense de ces mêmes langues, loi promise par le Gouvernement mais qui tarde à venir.
Un Etat démocratique a la mission de soutenir la diversité culturelle et linguistique qui le compose, un état qui se veut non totalitaire a le devoir de reconnaître l’existence des peuples qui le compose.
L’identité est aussi un vecteur d’intégration.
S’intégrer c’est accepter l’identité de l’autochtone.
A titre d’exemple, le Val d’Aran utilise la langue occitane pour aider les immigrés à s’intégrer plus rapidement : des cours d’occitan aranais sont dispensés dans toutes les écoles, des conférences et des cours de langue sont proposés aux adultes.
Enfin l’identité est un moteur de l’économie.
On a remarqué que l’identité dynamise l’économie et inversement.
Cette interaction entre identité et économie est très notoire, par exemple en Catalogne et au Pays Basque. Ces deux nations à forte identité sont également très développées économiquement. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’un hasard.
En ce qui concerne les symboles de la nation française : le drapeau tricolore et la Marseillaise, on ne peut que déplorer de tels choix.
En effet la Marseillaise est un chant belliqueux, invitant à la violence et utilisant des concepts dangereux voire racistes comme celui de « sang impur » quant aux couleurs bleue et rouge du drapeaux français, elles représentent les couleurs de Paris, le blanc symbolisant la royauté : difficile donc de prendre le drapeau français comme étendard quand on n’est ni parisien ni royaliste.
L’hymne occitan le « Se canta » qui est un chant d’amour et le drapeau occitan sont nettement plus « politiquement correct ».
Il semblerait légitime en Occitanie, que partout où flotte un drapeau français, il y ait aussi un drapeau occitan, et que chaque Marseillaise soit suivie d’un « Se canta ». Ces mesures semblent minimalistes.
Le thème de l’identité nationale ou plutôt des identités nationales de l’Etat français mérite d’être débattu. Reste à voir si l’Etat français est capable d’évoluer dans le sens de l’histoire, dans le sens du mouvement européen et mondial pour la reconnaissance et l’émancipation des nations sans état.
Tout le monde pourrait y gagner : les nations grandiraient en dignité, l’Etat français embellirait son image et ferait la preuve de sa tolérance.
le 04/11/09
Felip Bonnet
Président du Parti de la Nation Occitan

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Jeudi 5 novembre 2009
Communiqué de presse :
L’Allemagne vingt ans après la chute du Mur de Berlin.
mur de berlinPour les générations nées après la deuxième guerre mondiale, la division de l’Allemagne devenue concrète en 1961 avec la construction du mur séparant à l’Ouest la République fédérale allemande avec une économie de type capitaliste et à l’Est, la bien mal nommée République démocratique allemande avec un régime de type socialiste soviétique, paraissait de voir durer peut-être un siècle pour reprendre la prédiction faite à l’époque par Mikhail Gorbachev, secrétaire général du Parti Communiste soviétique.
Cette division n’était qu’un exemple, ô combien symbolique, de la division du monde en deux blocs antagonistes, les Etats Unis et leurs alliés d’une part, l’Union Soviètique et ses satellites d’autre part.
C’était compter sans la volonté des peuples qui, après l’échec de la révolte ouvrière de 1953 à Berlin Est, a fini par venir à bout du Mur de Berlin, annonçant l’effondrement de la RDA, puis l’éclatement de l’Union soviétique en 1991, prévu longtemps avant par François Fontan.
Vingt ans après, l’Allemagne est réunifiée mais les disparités économiques et la méfiance réciproque demeurent entre les deux anciennes Allemagnes.
Le Parti de la Nation Occitane pour qui l’existence d’une langue autochtone est le signe de l’existence d’une nation, considère que la réunification de l’Allemagne a masqué le clivage Nord- Sud, plus précisément entre une Allemagne du Nord dont la culture et la langue d’origine, le Platt Deutsch, sont proches de la langue et de la culture néerlandaises et une Allemagne du Sud linguistiquement et culturellement proche de la Suisse alémanique et de l’Autriche.
L’Allemagne du Nord serait donc en fait le prolongement de la nation néerlandaise.
Ce clivage reste un tabou de la politique allemande d’autant que l’unification politique de l’Allemagne s’est faite par la Prusse qui justement n’est pas allemande à l’origine.
Cette division souterraine trouvera t-elle un jour une traduction politique ?
C’est aux peuples d’en décider.
Quoi qu’il en soit, la leçon à tirer de la chute du Mur est qu’on ne peut séparer par la force ceux qui veulent vivre ensemble.
Cela vaut pour la Corée qui sera réunifiée un jour et plus près de nous pour la Catalogne et le Pays Basque écartelés entre la France et l’Espagne.
Pour le Parti de la Nation Occitane, l’Occitanie elle-même, placée sous la juridiction de trois Etats, l’Espagne avec le Val d’Aran, l’Italie avec les vallées occitanes du Piémont italien et la France, sera, un jour ou l’autre, réunifiée de manière pacifique dans une République Confédérale.
L’anniversaire de la chute du mur de Berlin que nous célébrons est riche de cette promesse.
Le 6 novembre 2009

Parti de la Nation Occitane
B.P 44
F - 30201 Bagnols sur Cèze
Felip Bonnet, président
F - 31440 Marignac (Occitanie) +33 6 81 37 81 14

********************

Comunicat de prensa :
L’Alemanha vint ans aprèp la casuda del Mur de Berlin.
Per las generacions nascudas aprèp la segonda guèrra mondiala, la division d’Alemanha venguda concreta en 1961 quora se bastiguèt lo mur dessaparant a l’Oest la Republica federala alemanda amb una economia de tip capitalista e a l’Est, la plan mal nomenada Republica Democratica Alemanda amb un regim de tip socialista sovietic, semblava dever durar benlèu un sègle per tornar a la prediccion facha d’aquel temps pel Mikhail Gorbachev, secretari general del Partit Comunista Sovietic.
Aquel partiment èra pas qu’un exemple, tan simbolic, de la division del mond entre dos blòcs antagonistas, los Estats Units e lors aliats d’una part, l’Union Sovietica e sos satellits d’autra part.Èra sens comptar amb la volontat dels pòbles que, aprèp lo fracàs de la revòlta obrièra de 1953 a Berlin Est, finiguèt per n’acabar amb lo Mur de Berlin, anonciant l’escrancament de la RDA, puèi l’espetament de l’Union Sovietica en 1991, previst longtemps abans per Francés Fontan.
Vint ans aprèp, l’Alemanha es reunificada mas las disparitats economicas e la mesfisança recipròca demòran entre las dos ancianas Alemanhas.
Lo Partit de la Nacion Occitana, per loqual l’existéncia d’una lenga autoctòna es lo signe de l’existéncia d’una nacion, pensa que la reunificacion d’Alemanha amaguèt la trencadura Ubac-Adrech, mai precisament entre una Alemanha del Nòrd dont la cultura e la lenga d’origina, lo Platt Deutsch, son pròchas de la lenga e de la cultura neerlandesas e una Alemanha del Sud lingüisticament e culturalament pròcha de la Soïssa alemanica e de l’Austria.
L’Alemanha del Nòrd seriá donc en fach l’esperlongament de la nacion neerlandesa.
Aquela trencadura demòra un tabó de la politica alemanda d’autant mai que l’unificacion politica d’Alemanha se faguèt per la Prussa que justament es pas alemanda a l’origina. Aquela division sosterrana trobarà un jorn una traduccion politica ?
Los pòbles ne decidiràn.
De tot biais, la leiçon de tirar de la casuda del Mur es qu’òm pòt pas desseparar per fòrça los que vòlon viure amassa.
Aquò val per Corèa que serà reunificada un jorn e mai prèp de nosautres per Catalonha e lo País Basc escartelats entre França e Espanha.
Per lo Partit de la Nacion Occitana, la quita Occitània, plaçada jos la jurisdiccion de tres Estats, Espanha amb la Val d’Aran, Itàlia amb las valadas occitanas del Piemont italian e França, serà, un jorn o l’autre, reunificada de manièra pacifica dins una Republica Confederala.
L’aniversari de la casuda del Mur de Berlin que festejam es ric d’aquela promessa.
Lo 6 de novembre de 2009

Partit de la Nacion Occitana 
B.P 44
F - 30201 Banhòls de Cèza
Felip Bonnet, capiscòl
F - 31440 Marinhac (Occitània) +33 6 81 37 81 14

********************

Press release :
Germany twenty years after the fall of the Berlin Wall
For baby-boomers, a divided Germany became a fact of life in 1961 with the erection of the wall separating the West German Federal Republic with a free-market economy and the East German so-called Democratic Republic with a Soviet socialist regime.
Such a division seemed meant to last maybe a hundred years to go back to the prediction made at the time by Mikhail Gorbachev, secretary general of the Soviet Communist Party.
It was but a particularly symbolic example of the division of the world into two antagonistic blocks, the United States and its allies on the one hand, and the Soviet Union and its satellites on the other hand.
That was to ignore the people’s will. In the wake of the 1953 workers’ revolt in Berlin, they managed to tear a hole in the Berlin wall, announcing the collapse of the GDR then the break-up of the Soviet Union in 1991, as anticipated by François Fontan much earlier. Twenty years since, Germany is reunified but economic discrepancies and mutual mistrust remain between the two Germanys.
The Occitan Nation Party, for which the existence of a native language is the sign of the existence of a nation, believes that the reunification of Germany masked the North-South divide, more precisely the divide between Northern Germany whose culture and original language, Platt Deutsch, are close to the Dutch language and culture, and Southern Germany, linguistically and culturally closer to Allemanic Switzerland and Austria. Northern Germany is in fact but an extension of the Dutch nation.
This divide remains a taboo in German politics, all the more so as Germany’s political unification was achieved through Prussia, which is not originally German.
Will this subterranean divide be translated into politics one day?
It’s up to the peoples to decide.
Be that as it may, the lesson to be learnt from the fall of the Berlin Wall is that the people who want to live together cannot be forcibly separated.
This applies to Korea which will be reunified one day, and closer to us geographically to Catalonia and the Basque country now broken up and administered by France and Spain. As regards the Occitan Nation Party, Occitania itself which comes within the jurisdiction of three states, Spain with Valle de Aran, Italy with the Occitan valleys of the Italian Piedmont, and France, will sooner or later be peacefully reunified within a Confederal Republic.
In that respect the anniversary of the fall of the Berlin Wall we are now celebrating is highly promising for the future.
6 November, 2009

Occitan Nation Party
B.P 44
F - 30201 Bagnols sur Cèze
Felip Bonnet, president
F - 31440 Marignac (Occitania) +33 6 81 37 81 14

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Lundi 2 novembre 2009
Analyse du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint Dizier (Haute Marne) le 20 octobre 2009 sur la réforme des collectivités territoriales .
J-P Hilaire  Nicolas Sarkozy commence par rappeler que les rois qui se sont succédés à la tête de la France ont toujours été opposés à tout forme de pouvoir local.
Le centralisme est donc aussi ancien que l’existence de l’Etat français.
En mentionnant François 1er et son rôle dans l’unité linguistique de la France, il fait allusion sans le nommer à l’Edit de Villers-Cotterêts de 1539 qui impose le français comme langue administrative au détriment du latin mais aussi des langues des autres peuples de France conquis et annexés (le Duché de Bretagne vient d’être réuni à la couronne de France en 1532).
Il souligne l’irréversibilité de l’existence de la France au bout de huit siècles de monarchie, feignant d’ignorer que dans l’histoire de l’humanité, rien ne peut être considéré comme irréversible.
Il s’agit bien sûr de présenter la France comme une et indivisible, ce qui sous-entend que cela ne va pas forcément de soi.
Il a raison de considérer que la Révolution française a poursuivi et renforcé la centralisation de l’Ancien Régime. S’agissant des départements, il est exact, comme il le dit, qu’ils ne sont pas tous des constructions totalement artificielles mais dans le cas où ils correspondent grosso modo à des réalités historiques telle n’était pas la volonté de leurs concepteurs.
La situation ne changea pas fondamentalement au 19ème et 20ème siècle et comme il le dit très justement « le souci de l’uniformité continua de prévaloir » et la décentralisation ne devint possible que parce que l’Etat était considéré comme suffisamment fort et solide. Elle fut votée par la gauche sous l’impulsion de François Mitterrand et mise en œuvre par la droite. Il répond au passage à la gauche qui critique la réforme des collectivité territoriales, sous prétexte qu’elle serait une machine de guerre contre la gauche en affirmant que la décentralisation est le bien commun de la droite et de la gauche. Selon lui, les liberté locales garantissent l’équilibre des pouvoirs.
Il aborde ensuite les conséquences qu’ils juge négatives de la décentralisation : empilement des structures, nombre excessif de fonctionnaires territoriaux, opacité des prises de décision et des circuits financiers, clientélisme.
Toutes ces conséquences figurent dans de nombreux rapports. Il en conclut que la réforme dont il a confié l’étude à Edouard Balladur est une nécessité.
Il propose la création d’un conseiller territorial qui siégera à la fois à la région et au département. Il n’est donc pas question de supprimer les départements, le président a tranché sur ce point.
 Evidemment, tout dépend de la manière dont cette réforme sera mise en œuvre si elle est votée par le Parlement. Si le département devient une simple antenne de la région pourquoi pas ?
Dans l’absolu, il faudrait supprimer les départements, les remplacer par les pays historiques recréés et redécouper les régions mais nous savons bien que cela ne pourra se faire que si nous obtenons au minimum une autonomie poussée. Reste qu’il faudra savoir comment le conseiller territorial va travailler dans deux structures très différentes.
La réduction du nombre de fonctionnaires qu’induit cette réforme sera inévitablement critiquée par ceux qui pensent qu’on peut créer indéfiniment des emplois publics financés par le contribuable.
Le mode de scrutin proposé : uninominal par canton est en fait le système britannique selon lequel le candidat en tête est élu quel que soit son score, mâtiné de proportionnelle puisque 20% des sièges seront attribués en fonction des résultats des candidats minoritaires. Il reste à préciser deux points.
1) On suppose que puisque l’élection des conseillers territoriaux se fera par canton, les 20 % concernent les sièges au niveau du département ou bien s’agit de 20 % des sièges au niveau de la région ? Sarkozy ne le précise pas. L’avantage pour nous d’une élection par canton est qu’elle permettra de mobiliser moins de moyens humains et financiers comme c’est le cas actuellement pour les élections régionales de 2010 (ce n’est pas une mince affaire que de monter une liste régionaliste rien que dans la Région Languedoc-Roussillon 2) D’autre part, y aura-t-il un barre pour ces sièges et si oui de combien ? 5 %, 10 % ?
La proportionnelle à 5 % nous semble déjà suffisamment élevée.
 Il aborde ensuite la question des compétences qui, de fait, souvent se chevauchent entre le département et la région. Mais cette question sera tranchée par le Parlement en décembre. En tout état de cause, nous sommes favorables à un rééquilibrage des compétences au profit de la région. Mais ces compétences resteront inopérantes avec les ressources dont disposent actuellement les régions et qui sont sans commune mesure avec leurs voisines européennes. Nous sommes encore un loin d’un système où les collectivités territoriales prélèveraient l’impôt direct et indirect et en reverseraient une partie à l’Etat central.
La question de la compensation de la taxe professionnelle n’est visiblement pas réglée au niveau de l’Etat. On voit bien les limites du système actuel au moment où le déficit budgétaire de l’Etat atteint un niveau record.
En ce qui concerne l’intercommunalité dont Sarkozy souligne , à juste titre les dérives, on remarquera que pas même lui n’ose s’attaquer à cette vache sacrée qu’est la commune. L’Etat français en compte 36000, soit un record absolu au niveau européen. Or, il faudrait en diviser le nombre par trois mais on imagine déjà les remous que cela provoquerait.
La nouvelle organisation territoriale que Sarkozy envisage passe aussi par la création de métropoles pour rejoindre l’axe principal de développement économique européen. Dans ce projet s’insère le Grand Paris qui lui est cher et la création le long de la Seine d’un axe Paris-Le Havre qui ne sera pas forcément dans l’intérêt des Normands car il s’agit plus de donner du travail aux Parisiens au sens large qu’aux autochtones. De plus l’impact environnemental n’est pas à négliger non plus. Ce projet suscite de nombreuses réserves.
Il n’y a que deux métropoles de taille européenne en France : Paris et Lyon. Les métropoles occitanes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice sont trop petites à moins de les regrouper. Mais on peut déjà observer en Occitanie un renforcement du centralisme provoqué par nos métropoles (le réseau ferré LGV en est un exemple) et une désertification de leurs périphéries, sans parler au niveau français de l’hypertrophie actuelle du pôle Paris-Ile de France qui rassemble à lui seul un tiers de la population de l’Etat français et l’essentiel de sa richesse.
Le point éventuellement positif de ce projet est le transfert de compétences de l’Etat aux métropoles en matière d’équipements et d’infrastructures à condition que ces dernières en fassent la demande.
Voici quelques éléments de réflexion qui permettront de suivre cette réforme lorsqu’elle sera débattue au Parlement et de réagir si cela s’avère nécessaire.
Un dernier point : il semble bien que le regroupement des régions qui suscitait nos craintes ne se ferait que sur la base de volontariat. Nous savons au moins que l’Aquitaine ne veut pas de Poitou-Charentes, ce qui est déjà positif. Mais il faut rester vigilants et si nécessaire intervenir auprès de nos élus.
Conclusion
Pour l’instant, tout n’est pas à jeter dans ce projet de réforme. Nous verrons quelle sera la version définitive amendée peut-être par le Parlement et nous nous prononcerons alors. Jean-Pierre Hilaire, vice-président du Parti de la Nation Occitane 1/11/09

Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Dimanche 1 novembre 2009


Identité Nationale   
par Jean-Pierre Hilaire, vice-président du Parti de la Nation Occitane
  
Parti de la Nation Occitane Le gouvernement de la République française lance un débat qui va durer trois mois sur l’identité nationale avec deux questions posées :
« Pour vous, qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ? » et
« Quel est l’apport de l’immigration à l’identité nationale ? ».
L’intitulé de la deuxième question montre bien que ce qui fait débat est justement l’immigration et principalement celle en provenance du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne.
Mais commençons par la première question.
Le Parti de la Nation Occitane, héritier de François Fontan et de l’ethnisme, peut y apporter une réponse certes juste de notre point de vue mais maximaliste du point de vue de l’opinion publique occitane qui n’est pas faite seulement, loin s’en faut, d’Occitans d’origine. De ce point de vue, la France a construit au cours des siècles un état, résultat de conquêtes militaires, de mariages et d’alliances.
Cet état qui est censé sublimer les différences ethniques ne se confond toutefois pas avec la nation française si on considère avec François Fontan que la langue est l’indice synthétique de la nation.
C’est un état pluri-national ou, ce qui revient au même, multi-ethnique.
Il comporte une partie de la nation française mais n’inclut pas la Wallonie, la Suisse romande, le Val d’Aoste et le Québec.
On y trouve également la nation bretonne dans son intégralité, le Westhoek dans la région de Dunkerque, morceau de la nation flamande, l’Alsace et la  Lorraine alémanique qui font partie de la nation allemande, la Corse dont le Nord italien et le Sud sarde, le Roussillon qui, à part le Fenouillède, est catalan et, à ce titre fait partie des pays catalans inclus dans l’Etat espagnol et enfin le Pays Basque dit « français » artificiellement séparé du Pays Basque « espagnol » par la frontière étatique entre la France et l’Espagne.
Si la France est un état multi-national, il s’ensuit que la première question ne s’applique pas aux Occitans puisqu’ils ne sont pas français ou plus exactement dans la situation administrative qui est la leur actuellement, ils sont citoyens de la République française de nationalité occitane.
Le problème étant que cette République n’accepte pas la distinction entre citoyenneté et nationalité.
Les Occitans n’ont donc aucune existence officielle.
Le Parti de la Nation Occitane et ses militants doivent-ils participer aux débats qui vont se tenir dans les préfectures pour faire passer le message suivant : nous ne sommes pas français, non seulement nous voulons être reconnus comme Occitans mais nous voulons l’autonomie pour les régions occitanes et à terme la création d’une République confédérale occitane, membre de l’Union européenne ?
Devrons-nous tenir le même discours dans le cadre de la campagne pour les élections régionales ?
Dans l’affirmative, nous n’allons convaincre qu’une infime minorité d’Occitans et nous n’obtiendrons qu’un score testimonial aux élections.
Comment, sans renoncer à nos idées, pourrions-nous les faire passer en douceur ? Puisqu’on utilise actuellement le terme vague d’identité, nous parlerons d’identité plurielle partant du bas vers le haut. Ainsi par exemple sera-t-on bordelais, gascon, occitan, français (par la force des choses et pour le moment), européen.
À chacun de définir quelle est l’identité essentielle et profonde pour lui.
Nous lui suggérerons que c’est l’identité occitane.
C’est un discours plus pragmatique que l’on peut tenir à la population occitane, que les gens soient occitans d’origine ou non, et aux élus qui sont généralement chatouilleux sur l’identité française.
Quand je m’adresse au maire d’Agen, il ne me suit pas si je lui dis que nous ne sommes pas français. Il faut aussi dédramatiser les notions d’autonomie et de République occitane.
Il ne s’agit pas de vivre en autarcie et de couper tous les ponts avec la France, pas plus qu’il ne s’agit de forcer tout le monde chez nous à parler occitan.
Concrètement, il convient de se battre, comme nous l’avons fait à Carcassonne le 24 octobre, pour une loi de la  République française donnant un statut officiel aux langues de France.
Il convient également de faire pression sur toutes les régions occitanes pour qu’elles mènent une politique linguistique audacieuse en faveur de l’occitan (il y a plus à espérer d’elles que de l’état).
Pour autant, il ne doit pas y avoir de barrière entre le culturel et le politique.
L’identité occitane sera d’autant plus respectée que nous aurons un véritable pouvoir régional fort en Occitanie.
Voilà pourquoi, il est capital que nous nous présentions aux élections régionales sur des listes de préférence autonomes mais aussi en alliance avec d’autres forces (seul le résultat compte). Si nous avons des élus, tant mieux ! Même si nous faisons des scores modestes en ne comptant que sur nos propres forces (Liste Christian Lacour aux Elections régionales en Languedoc-Roussillon) nous pouvons faire pencher la balance au second tour et obtenir des avancées.
  
Concernant l’immigration, remarquons d’abord que l’Occitanie, de par sa situation géographique, a toujours été un terre de passage et d’accueil. Le peuple occitan est donc composite.
On sait bien cependant que la question de l’apport de l’immigration se pose en raison de l’échec relatif de l’intégration des Arabo-musulmans et de la montée d’un Islam fondamentaliste. Mais chez nous, en Occitanie, l’immigration vient aussi de la France ethnique et de l’Union européenne attirées par le « sunbelt occitan ». 
Le discours : tous ceux qui vivent en Occitanie sont occitans se heurte à la réalité qui est que seule une petite minorité de ces immigrés se sentent occitans. Cela démontre, s’il en était besoin, que tant que nous resterons dans un cadre juridique strictement français, nous ne pourrons pas inciter plus énergiquement les Occitans d’adoption à s’intégrer à notre mode de vie et à apprendre notre langue. Pour l’instant, il s’agit de réagir aux pistes envisagées par le gouvernement.
  
S’agissant de l’obligation faite aux jeunes de chanter la Marseillaise au moins une fois par an, malgré les réserves que l’on puisse avoir sur ce symbole et le contenu des paroles, nous pourrions dire :
-pourquoi pas ? Si dans le même temps on leur apprend l’hymne qui correspond à leur identité, pour nous le Se canta.
Quant aux dérives observées chez certains musulmans, nous devons maintenir notre hostilité au voile comme à la Burqa (peut-être faut-il une loi en invoquant des raisons de sécurité) et aux piscines et gymnases réservés aux femmes.
De même, nous n’approuvons pas que la Marseillaise soit sifflée dans les stades où l’on peut aussi chanter d’autres hymnes dont le nôtre.
De manière générale, l’Islam fondamentaliste doit être combattu énergiquement car il représente un grave danger pour l’avenir de l’Europe.
Le poids démographique des musulmans en Europe va s’accroître dans les prochaines décennies.
Jusqu’ici c’est surtout une minorité radicale, qui ne reconnaît comme constitution que le Coran, qui a fait entendre sa voix. Ses valeurs sont incompatibles avec une République démocratique.
Reste à savoir si la majorité des musulmans laissera faire et restera silencieuse ou si l’Islam en terre non islamique comme dans les pays islamiques se réformera de l’intérieur comme l’a fait le christianisme. L’enjeu est de taille.
C’est un débat nécessaire qu’il faudra aborder sans anathèmes mais aussi sans tabous.



Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Visites

Locations of visitors to this page

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus